10 astuces pour s’habiller végane et éthique !

Lorsque l’on choisit de devenir végane, c’est toute notre vie que nous remettons en question. Alimentation, loisirs, cosmétiques mais aussi mode : tout y passe ! Et si, en plus de l’attention portée pour éviter les produits animaux dans nos vêtements et accessoires, on souhaite s’orienter sur des produits éthiques, équitables et écologiques, l’équation peut vite devenir compliquée ! Aujourd’hui, je vous propose quelques astuces afin d’y voir plus clair !

1. Moins c’est mieux

Avant toute chose, réfléchissons cinq petites minutes et posons nous les bonnes questions !

Pour cela, je vous conseille la méthode bisou ! Avez-vous vraiment besoin de cet article ? L’achat est-il vraiment urgent ? N’avez-vous pas déjà un article équivalent chez vous ? Posez-vous également la question de son origine et de ce que cela implique. Est ce que cet article vous sera vraiment utile ?

Si la réponse est oui, envisagez-alors votre achat en pleine conscience, et faites au mieux avec les conseils suivants.

2. Privilégiez les achats “seconde main”

A la méthode bisou, j’ajouterais la question : est ce que cet objet peut être acheté d’occasion?

Depuis un peu plus d’un an, je n’achète plus rien en boutique mais uniquement d’occas. Il m’arrive encore de faire du lèche-vitrine, mais uniquement pour repérer les articles qui me plaisent. Ensuite, je recherche l’équivalent sur Vinted, ou directement en friperies. Vous pouvez également consulter les innombrables groupes Facebook de “vide dressing” pour éviter le transport.

Pour des soucis de taille et de style vestimentaire, je ne trouve quasiment jamais rien en friperie.

En revanche, les applications de vide dressing sont de vraies mines d’or. J’utilise principalement Vinted et United Wardrobe. J’y trouve ce que je cherche quasiment à chaque fois.

Certes, il y a des emballages et du transport, mais ce n’est qu’un petit grain de poussière comparé à l’impact environnemental d’un produit neuf.

Je ne jette aucun emballage : ils me servent à expédier les vêtements que je revends.

Le seul défaut que je trouve à Vinted, c’est le côté très classique des pièces proposées. Pour des articles un peu plus stylés et originaux, je vous recommande davantage l’application United Wardrobe. C’est un peu plus cher, et je ne suis pas très fan de leur système de vente, mais vous y trouverez de véritables petites perles.

Évidemment, vous trouverez de tout sur ces applis, y comprit des marques de grande distribution pas du tout éthiques, il convient donc aussi de faire un petit tri. Et si vous craquez vraiment sur une pièce, au moins, vous ne l’achetez pas neuve. On va dire que c’est “moins pire”.

3. Privilégiez les petit.e.s créateurices

Dans le cas où vous souhaiteriez vraiment acheter un produit neuf, autant le faire auprès de créateurices à plus petite échelle. Je préfère largement donner mon argent à de petites structures françaises et éthiques, dont voici quelques exemples …

  • Dikt’art : vêtements écologiques et équitables (coton 100% biologique et certifié GOTS, OE 100, OE Blended, OEKO TEX et REACH).
  • Paulette à Bicyclette : joaillerie éthique (premier joaillier français labellisé Fairmined).
  • Minuit Sur Terre : chaussures véganes conçues avec respect (éthique et avec du choix).

4. Renseignez-vous avant d’aller en boutique

Tous les conseils que je vous donner aujourd’hui devraient idéalement être appliqués avant votre sortie shopping.

Sur place, c’est presque déjà trop tard, car ce n’est pas en pleins milieu de la boutique que vous aurez la motivation de lancer une longue recherche sur les méthodes et la transparence d’une marque. Et ne comptez surtout pas sur les employé.e.s pour vous donner les informations dont vous aurez besoin, a fortiori sur les questions éthiques et de production.

Règle générale : ne JAMAIS croire le moindre mot issu de la bouche du personnel (et c’est une nana expérimentée dans la vente qui vous le dit).

Quasiment tous mes précédents employeurs m’ont déjà demandé de mentir, ou de dissimuler des informations aux client.e.s sur une caractéristique d’un produit ou la marque en général.

5. Les étiquettes ne sont pas forcément fiables

Elles sont déjà difficiles à décrypter, mais le pire dans tout ça, c’est qu’elles ne sont même pas nos meilleures alliées ! Je parle bien évidemment de ces étiquettes si compliquées, pourtant censées nous être utiles ! Voici quelques informations utiles à connaitre :

  • La mention “made in …” désigne le pays d’assemblage du vêtement. Par conséquent, une boutique peut afficher “made in France” car le produit a été cousu en France, alors que les matières premières peuvent venir de n’importe où.
    Exemple : Maje, qui profite de la mention “made in…” indiquant un pays d’Europe pour faire croire aux client.e.s que la fourrure vient du dit pays, alors qu’elle vient en réalité de Chine (ouais je balance, Maje ne mérite pas mon silence).
  • Pour avoir plus d’information sur le pays d’assemblage, vous pouvez consulter les premiers chiffres du code barre (ils indiquent une localisation). Vous trouverez ici la correspondance entre le code barre et les différents pays.

Sachez également que certain.e.s commerçant.e.s malhonnêtes pratiquent l’étiquetage frauduleux (particulièrement sur les marchés et les stands).

Ma dernière prise en date : le stand au marché de Noël de Tours de l’enseigne “La Boîte à Chapeaux”. Vous trouverez de magnifique petits bonnets ornés d’un pompon de fourrure animale. Alors que l’étiquette indique un bonnet 100% synthétique, le pompon quant à lui est certifié 100% cadavre. Pour ne plus vous faire avoir, retrouvez mes astuces pour discerner la fourrure animale et la fourrure synthétique.

Le mieux, c’est de se renseigner sur la marque en amont, et d’être capable de reconnaitre soi-même les matières.

6. La vraie fourrure n’est pas forcément chère

Cette idée reçue à la peau dure ! Nous avons touste l’image du manteau de fourrure de luxe au prix exorbitant, mais cela ne reflète plus du tout la réalité !

Aujourd’hui, à cause de la production massive de fourrure animale (principalement d’origine chinoise et finlandaise), le prix de la “vraie fourrure” s’est aligné sur la fausse.

Pour plus de détail au sujet de la fourrure, je vous conseille de lire mon grand guide de la fourrure, paru il y a quelques mois sur le blog !

7. Le “cuir végétal” n’est pas végane

Attention à la mention “cuir végétal” sur les produits de maroquinerie ! Cela ne signifie absolument pas que le produit ne contient pas de cuir, mais seulement que la peau de l’animal a été tannée avec des matières végétales (un peu comme l’appellation “poulet végétal”, qui signifie que l’animal a été nourri d’une certaine façon, et pas qu’il s’agit à proprement parler de “poulet végétal”). Point de véganie là-dedans.

8. Les fausses plumes n’existent pas

Si vous voyez la mention “plumes synthétiques” sur un produit, sachez qu’il s’agit bel et bien de plumes d’oiseaux. En général, la mention “synthétique” signifie surtout que les plumes ont été colorées.

Des fausses plumes seraient bien trop compliquées à fabriquer ; alors que les industriels peuvent en disposer à foison. Les plumes sont un sous-produit animal, c’est à dire un déchet de l’élevage. Elles sont donc disponibles en grandes quantités pour un prix ridicule, et c’est pour cette raison qu’aucune marque à ma connaissance ne s’embête à fabriquer des “plumes véganes”.

9. Les colles textiles à base de poisson

Cela n’est jamais mentionné sur l’étiquette, mais certaines colles utilisées dans l’industrie textile et la maroquinerie contiennent du poisson.

Je n’ai pas d’astuce à proprement parler pour débusquer la présence de ces colles dans les produits car les marques ne l’indiquent jamais. Pour les éviter, je vous conseille de vous orienter vers les marques de mode véganes, qui veillent à ce que ce type de colle ne soit pas utilisé dans leur chaine de production.

Pour une liste très complète des marques de mode éthiques, véganes et dont certaines sont aussi made in France, je vous conseille de consulter l’article suivant sur le blog Hypiness.

10. Privilégiez les matières végétale naturelles

Évidemment, je ne vous parle pas de cuir, ni de fourrure ! Nous voulons une mode sans souffrance. Néanmoins, je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner vers des matières aussi naturelles que possible comme le coton ou le lin, le cuir de champignon, le piniatex (cuir d’ananas)…

Évitez autant que possible les produits dérivées de la pétrochimie comme le polyester, qui en plus d’être très désagréables peuvent être nocives et contenir des perturbateurs endocriniens.


J’espère que cet article vous a aidé à y voir un peu plus clair. Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager en commentaire ! A la semaine prochaine !