Comment fabriquer son propre déodorant sain et naturel ?

Comment fabriquer son propre déodorant sain et naturel ?

Quoi de plus gênant que les grosses odeurs de transpiration acide ? Si en plus, vous êtes une personne facilement stressée et anxieuse, alors le problème peut être décuplé, vous stresser et nourrir ainsi un cercle vicieux.

Heureusement, il existe aujourd’hui pleins de solutions pour éviter ce petit souci très commun et masquer les odeurs. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas toujours hyper cleans, ni bonnes pour votre santé. Beaucoup de déodorants du commerce contiennent des substances nocives (comme les sels d’aluminium), et certaines ont même un lien très étroits avec le développement de cancers. Oui, je pose l’ambiance.

J’ai une bonne nouvelle pour vous aujourd’hui : je vous propose une recette ultra-efficace pour ce qui est de neutraliser les odeurs, saine, végane évidement et avec seulement deux ingrédients.

Attention, il ne s’agit pas d’un anti-transpirant ! Ma recette ne bloquera pas l’évacuation de la transpiration (d’ailleurs, il ne faut surtout pas le faire). C’est en revanche l’option la plus efficace pour masquer totalement et durablement les odeurs.


Pour la concocter, vous aurez besoin d’huile de coco pure et de bicarbonate de soude alimentaire. C’est tout ! Ah si, et un petit pot pour accueillir votre mixture. En général, je réutilise de vieux pots de chez Lush. Avant de commencer, assurez vous que tous vos contenants, vos ustensiles ainsi que vos mains sont bien propres. On n’a pas envie de mettre pleins de sales microbes dans notre mixture !

La première étape (facultative (si la température est élevée chez vous) est de réchauffer votre huile de coco pour la rendre totalement liquide et transparente. Vous pouvez la faire chauffer dans un bain marie, une casserole, voire même au micro-onde. C’est vous qui décidez !

Une fois l’huile chauffée (et tous les petits grumeaux dissous), il est temps d’ajouter le bicarbonate de soude alimentaire.

Cette petite poudre blanche est bien connue des foyers écolos ! Ses propriétés sont multiples, et aujourd’hui, c’est sur sa capacité anti-odeur que nous allons nous reposer ! Je n’ai pas de quantité précise à vous indiquer, si ce n’est que vous aurez besoin de deux ou trois fois plus de bicarbonate que d’huile de coco, pour que celle-ci soit bien saturée en poudre (très important pour éviter tout problème de fuite de votre pot).

L’huile de coco est solide à température ambiante, mais elle fondra dès que les fortes chaleurs reviendront. En saturant l’huile de bicarbonate, vous vous assurez que le mélange restera le plus solide possible même en pleine canicule.

Ajoutez donc le plus possible de poudre, jusqu’à ce que cela deviennent difficile à mélanger. La texture doit être sableuse. Une fois qu’il deviendra trop compliqué d’ajouter de la poudre, tassez le mélange et placez le au frigo pendant une petite heure, sans refermer le couvercle. 1h plus tard, votre mélange sera solidifié et prêt à être utilisé ! Vous n’aurez qu’à prélever un peu de matière et à l’appliquer comme un baume sur vos aisselles.

La recette est hyper efficace, mais surtout très économique. J’achète mon gros pot d’huile de coco chez Action (pure, bio et au prix de 3€ pour plus de 500g, alors qu’il ne faut qu’une cuillère à soupe pour mon mélange). Quant au bicarbonate de soude, il s’achète pour trois fois rien dans tous les supermarchés.

Le cout de revient est vraiment imbattable, et l’efficacité au rendez-vous. Le bicarbonate de soude est très connu pour son efficacité comme déodorant, mais il n’est pas pratique à appliquer à cause de sa texture poudreuse. Pendant longtemps, je l’ai appliqué au doigt, à la sortie de la douche sur peau humide. Mais je dois dire que cette version sous forme de baume est quand même bien plus pratique, et l’huile de coco hydratera votre peau au passage.

Voilà, j’espère vous avoir convaincu•e avec cette recette, qui est meilleure pour votre santé, pour votre porte monnaie mais aussi pour la planète (car vous réduirez vos déchets en n’achetant plus de déodorant du commerce). Vous m’en direz des nouvelles !

5 applications mobiles “écolos” et gratuites 🌎📱

5 applications mobiles “écolos” et gratuites 🌎📱

temps de lecture : environ 7 minutes

L’écologie et le respect de notre planète sont désormais des sujets très importants pour nombre d’entre nous. Je n’ai pas besoin de vous faire un topo, vous savez probablement déjà à quel point nous sommes dans le caca. Mais les consciences s’éveillent, les mentalités changent et afin d’aligner nos actes et nos idéaux, je vous présente aujourd’hui cinq applications mobiles éco-friendly.

Toutes les applications que je vous propose aujourd’hui sont gratuites, et disponibles à la fois sur Android et sur iOS. Pour une navigation plus facile, voici un sommaire. Vous pouvez cliquer directement sur le chapitre qui vous intéresse. 🙂

  1. Too Good To Go
  2. Yuka
  3. INCI Beauty
  4. Vinted
  5. Geev

Too Good To Go

Too Good To Go vous permet de profiter chaque jour des centaines de produits invendus dans votre ville. Plutôt que de les jeter, les commerces publient eux-mêmes les produits disponibles pour vous en faire profiter à prix réduits.

Le gaspillage alimentaire est un véritable fléau. Pendant que des millions de personnes souffrent de la faim, des tonnes de nourritures sont jetées tous les jours. Chaque année, ce n’est pas moins de 10 millions de tonnes de boustifaille qui partent aux oubliettes. 20 tonnes par minutes. 317 kg chaque seconde. Too Good To Go est une bonne manière de lutter contre cela, à son niveau, mais aussi de faire des économies. 🙂

Les +

  • Les prix proposés sont vraiment attractifs. Je me remets dans la peau de l’étudiante fauchée que j’étais, et j’aurais beaucoup aimé avoir cette application à l’époque. Elle m’aurait permise de changer un peu de mes pâtes natures, et de me faire plaisir à moindre coup.

Les –

  • Il y a moins de choix lorsque l’on vit en province.
  • Trop peu d’offre végétalienne à mon gout. Les offres d’invendus reflètent l’offre générale de votre ville. S’il y a beaucoup de restaurants végéta*iens près de chez vous, vous aurez plus de choix. Perso, j’utilise rarement l’application pour cette raison, mais je la conseille quand même vivement ! 😃

Yuka

On reste dans l’alimentaire avec l’application Yuka, une application vraiment ultra pratique pour analyser la composition des produits du quotidien. Je l’ai vraiment adoptée ! Grâce à Yuka, vous pourrez éviter très facilement les produits contenants des substances néfastes, où qui ne sont pas recommandables.

Le principe est simple : vous n’avez qu’à scanner un produit pour en décrypter la composition en quelques secondes seulement (il est également possible de faire des recherches manuelles). Yuka notera le produit sur 100 et mettra à votre disposition un décryptage complet, vraiment très détaillé : informations nutritionnelles, qualités et défauts du produits…

Les +

  • L’application est très intuitive grâce à son code couleur et rapide à utiliser. Vous pouvez analyser un produit en un éclair, et même dégainer votre smartphone directement en magasin. Fini les recherches qui durent des plombes sur des ingrédients aux noms à coucher dehors.
  • Yuka fonctionne également pour les produits de beauté ! 😃
  • La présence de substances dangereuses dans les produits est très bien mise en avant. Yuka vous indique le nom de la substance et vous fait même un petit topo sur celle-ci, vous expliquant pourquoi elle est problématique. En l’utilisant, vous en apprendrez donc beaucoup sur ces substances à éviter : un point que j’adore !

Les –

  • Tous les produits ne sont pas référencés dans Yuka. Il est possible que celui que vous souhaitiez analyser soit inconnu de l’application. Vous pouvez néanmoins soumettre une analyse à Yuka. Je l’ai fait quelquefois, mais n’ai toujours pas eu de réponses plusieurs mois plus tard. 🙁
  • Le catalogue de produits de beauté n’est pas très développé, mais offre une parfaite transition pour l’application suivante ! 😉

INCI Beauty

L’application INCI Beauty fonctionne exactement comme Yuka, mais est spécialisée dans les produits de beauté. Contrairement à la précédente, le catalogue de produits est donc bien plus vaste. C’est cette application que j’avais utilisée dans mon article sur les produits de la marque Modere. Comme pour Yuka, vous pouvez scanner le produit directement, ou faire une recherche manuelle.

Les +

  • Les analyses sont très claires, utilisent le même code couleur que Yuka et détaillent aussi très bien les substances présentes dans les produits en fonction de leur dangerosité.
  • L’application s’utilise très facilement directement en boutique pour ne pas se faire avoir pendant l’achat, ou si l’employé•e du magasin tente de vous entourlouper (ça arrive ! 😉).

Les –

  • Pas mal de publicité dans l’application.

Vinted

Je vous avais déjà parlé de Vinted dans mes 10 astuces pour une mode éthique, mais j’aime tellement cette application que je tenais à l’inclure dans ma sélection du jour ! Aujourd’hui, on ne présente plus Vinted, la célèbre friperie en ligne. Vous y trouverez vêtements, accessoires, chaussures à foison et même parfois des pièces encore neuves !

Vinted est l’application parfaite pour éviter d’acheter en magasin tout en faisant des économies. Voilà maintenant presque un an que je n’achète plus en boutique, mais uniquement sur Vinted.

Je réduis mon emprunte carbone, je fais des économie et me fait quand même plaisir. Il m’arrive encore de “faire les boutiques” , mais uniquement pour repérer des articles et les chercher ensuite sur Vinted (et je trouve à chaque fois, je n’en suis donc pas du tout frustrée ! 😉)

♻️ Quand je reçois un article, je ne jette jamais l’emballage : je le garde pour le réutiliser. Ce serait trop dommage de devoir acheter des contenants pour expédier mes propres ventes.

Les +

  • Le catalogue est très varié, il y en a pour tous les goûts, à tous les prix !
  • L’app est très simple d’utilisation, que vous souhaitiez vendre ou acheter.

Les –

  • La communauté n’est pas toujours très agréable et offre parfois son lot de prises de becs. Ce problème arrive surtout si vous vendez. Je n’ai jamais le moindre souci lorsque c’est moi qui suis acheteuse (probablement parce que je suis respectueuse, contrairement à certain•e•s ! 😂)

Un article détaillé sur l’application Vinted est en cours d’écriture ! 😏 N’hésitez pas à vous abonner (tout en bas de la page) pour ne pas le louper ! J’y donnerai toutes mes bonnes astuces en tant que vendeuse expérimentée, ainsi que les pièges à éviter.


Geev

Geev, c’est la générosité à l’état pur : tout est gratuit. Vous y trouverez absolument tout : des meubles, des vêtements, de l’électroménager… en don ! Les objets peuvent être “à bricoler” mais aussi neufs ! Vous pouvez parcourir le catalogue, déposer une demande si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, et donner à votre tour ! 🙂

Les +

  • Des dons : que demander de plus ? 😄
  • Très simple d’utilisation.

Les –

  • Il arrive parfois que certains membres (qui n’ont apparemment pas bien compris le principe de l’application) proposent des objets en dons, puis vous annonce en message privé qu’il vous faudra payer une certaine somme. Bref, un faux don.
  • L’application vous demandera l’accès à de nombreuses données personnelles inutiles pour son bon fonctionnement. Vous pouvez refuser, mais je le mentionne car j’ai rarement vu une liste aussi longue dans une application !

J’espère que ces applications vous séduiront autant que moi ! Certaines, comme Vinted, sont déjà très connues, mais j’espère vous en avoir fait découvrir une ou deux ! 🙂 N’hésitez pas à partager vos applications préférées en commentaire, je me ferais un plaisir de les essayer !

Big V Sanctuary 🐷

Big V Sanctuary 🐷

C’est bien beau de sauver des animaux de l’exploitation qu’ils•elles subissent, encore faut-il avoir le courage de s’en occuper ensuite soi-même, ou de leur trouver une terre d’accueil digne de ce nom : où ils•elles trouveront soin, paix et sécurité.


C’est précisément la mission de Miranda et Jérôme, les gérant•e•s de Big V Sancturay : un sanctuaire de la région Limousine dont le but est d’accueillir tous les animaux qui en ont besoin. Sauvé•e•s d’élevages par des activistes, ou amené•e•s de bon coeur par les éleveurs et éleveuses : pas de distinction à Big V. Tout le monde trouve sa place.

Nous traitons les animaux d’élevage et leur offrons des soins, de l’amour et la paix dans notre sanctuaire, en les traitant avec dignité et respect. Nous prenons soin d’eux jusqu’a ce qu’ils recouvrent la santé après une période d’abus et de négligence, puis nous trouvons des foyers d’accueil le cas échéant. Nous offrons également un sanctuaire pour les animaux de compagnie, leur permettant de se remettre de mauvais traitements et de trouver des foyers d’accueil sûrs et aimants où ils passent le reste de leur vie. Notre objectif est de permettre à chaque individu de vivre une vie longue et épanouissante dans un environnement sûr, tout en faisant preuve de compassion selon leurs besoins.

Jérome, co-gérant du sanctuaire Big V

Les animaux : des individus uniques

C’est lorsque l’on va au contact des animaux que nous les rencontrons vraiment. Pour les personnes qui n’ont pas eu la chance de passer leur enfance à la campagne comme moi, côtoyer cochons, vaches ou chevaux n’est pas forcément chose commune.

Par conséquent, nous avons tendance à beaucoup simplifier voire “caricaturer” ces animaux qui vivent loin de nous. On leur prête moins d’intelligence, d’émotions et de capacités mentales, contrairement à nos animaux “de compagnie” que nous connaissons et comprenons davantage, du fait de cette proximité.

Quand il s’agit de chiens ou de chats, nous reconnaissons très aisément qu’ils ont une personnalité propre, un caractère bien distinct de celui des autres membres de son espèce.

Nous savons que tous les chats et tous les chiens ne sont pas les mêmes. Prenons mes deux chats en exemple : l’un est très aventurier et indépendant, tandis que le second est un gros patachon peureux et avide de câlins.

Et devinez quoi, c’est exactement la même chose pour chaque espèce. Ce n’est pas différent pour les cochons, les moutons, les vaches… Tous et toutes ont une personnalité, une sensibilité et sociabilisent de façon différente. C’est seulement en se rendant dans des endroits comme Big V Sanctuary pour passer du temps avec eux qu’il est possible de le réaliser.


Des liens très fort créés avec les pensionnaires

Au fur et à mesure de mes visites, des liens très forts se sont créés avec certain•e•s pensionnaires. De la même façon que se tissent nos relations sociales avec nos congénères humain•e•s, des affinités se développent en fonction de nos personnalités. Avec certain•e•s, c’est comme une évidence, et avec d’autres, ça ne colle pas.

William, Violette, Pheobe, Lilly, Blossom, Teddy, Bess, Little Bean, Florence, Pipkin, Edward, Bryn… sont autant de noms qui resteront gravés pour toujours dans mon petit coeur. Ils et elles sont comme des ami•e•s, celles et ceux avec qui j’ai tissé des liens très forts. Certain•e•s ne sont plus parmi nous aujourd’hui, mais il ne passe pas un jour sans que je pense à eux.


Un besoin constant de bénévoles

Les lieux comme Big V Sanctuary ont sans arrêt besoin de bénévoles. A l’inverse des fermes ou des zoos, les sanctuaires (qui n’ont pas un but lucratif), ne se font pas d’argent sur le dos des animaux, et ne les exploitent pas. Ces lieux ne vivent que grâce à la générosité et aux dons, qu’ils soient matériels, financiers ou en temps de bénévolat.

Je ne peux que vous encourager à tenter cette expérience incroyable, et à la renouveler. Même si le travail est dur, même si vous aurez peut-être quelques difficultés au début, je vous assure que vous ne le regretterez pas, tant cette expérience sera riche d’enseignements.

J’espère vous voir très bientôt à Big V Sancturay

Rejoignez-les sur leur page Facebook, ainsi que sur Tipeee.

Que vous souhaitez venir sur place et aider au sanctuaire, ou simplement faire un don, toute l’équipe de Big V ains que les pensionnaires du sanctuaires vous remercient chaleureusement pour votre aide. ❤️

La tarte soleil ☀️ un apéro végane facile et rapide !

La tarte soleil ☀️ un apéro végane facile et rapide !

Aujourd’hui, je vous propose ma recette préférée pour l’apéro !

Elle est très facile, rapide, ne coute pas grand chose à préparer et surtout : c’est un succès à chaque fois. 😉

Les gens me la réclament et même mes voisinEs qui habituellement se moquent un peu du véganisme et pensent que l’on ne peut pas se faire plaisir en ayant ce régime ; insistent pour que je la prépare à chaque fois que nous organisons un repas ensemble.

Une recette végane parfaite pour l’apéro ! ❤️

Le concept est très simple : deux pâtes feuilletées rondes, posées l’une sur l’autre et garnie d’absolument ce que vous voulez. Pour la réussir, il n’y a que deux règles :

  • la sauce ne doit pas être trop liquide afin de ne pas détremper la pâte. Si tel est le cas, votre pâte feuilletée du dessous restera molle et ça ne sera vraiment pas bon.
  • les ingrédients qui composent la garniture doivent être coupés vraiment très finement, sinon, vous aurez beaucoup de mal à twister les parts.

Rien que pour vous, j’ai réalisée une courte vidéo pour vous montrer les étapes plus en détail. La recette est un peu différente que dans ce post, mais elle vous sera probablement utile pour l’étape de la découpe et du twistage des parts. 😊 Je vous conseille cependant de suivre les ingrédients de la recette du blog, car elle est plus élaborée que celle de la vidéo.

Recette de la Tarte Soleil en vidéo ☀️

Ingrédients :

Pour faire votre torsade, vous aurez besoin de :

  • deux pâtes feuilletées rondes
  • un petit pot de concentré de tomate
  • de la sauce aigre-douce
  • un gros oignon
  • une gousse d’ail
  • 5 champignons de paris
  • du fromages végane râpé
  • des olives (noires ou vertes, comme vous voulez)
  • des herbes de Provence
  • une cuillère à café de Sriracha
  • toutes les épices que vous voulez (perso j’ajoute toujours au moins : de la pâte de piment antillais, du gingembre moulu, du curcuma, du paprika fumé…)

Recette étape par étape :

  1. Commencez par hacher très finement tous les ingrédients qui vont garnir la torsade : l’oignon, les champignons, les olives et la gousse d’ail.
  2. Dans un gros bol, mélangez les ingrédients hachés avec le concentré de tomate, 2 cuillères à soupe de sauce aigre-douce, une cuillère à café de Sriracha, le fromage végane râpé (environ une poignée) ainsi que toutes les épices selon votre goût (si vous mettez des olives dans votre garniture, je vous déconseille fortement d’ajouter du sel).
  3. C’est le moment d’ouvrir sur votre plan de travail une première pâte feuilletée (conservez la feuille de cuisson en dessous). Sur cette pâte, étalez votre mélange d’ingrédients de façon uniforme sur tout la surface.
  4. Ouvrez votre deuxième pâte feuilletée, et disposez là par dessus la première pour enfermer la garniture. Scellez les deux pâtes en appuyant sur les bords en faisant tout le tour.
  5. Prenez maintenant un petit bol (pas trop gros) ou un verre assez large (l’idéal étant environ 7 cm de diamètre) et placez le à l’envers au centre de la pâte feuilletée pour délimiter le centre.
  6. Coupez votre tarte soleil en 4. Puis chaque part encore en 4.
  7. Retirez votre bol/verre et tournez chaque petite part sur elle-même en faisant deux tours à chaque fois (je vous conseille de regarder la vidéo pour cette étape, ça sera plus parlant que des mots 😅) !
  8. Il est maintenant temps de badigeonner votre tarte pour la faire dorer, à l’aide d’un pinceau. Pour cela, pas besoin de blanc d’oeuf ! Vous pouvez le faire avec au choix : du lait végétal, une huile végétale, ou mieux (ce que j’utilise à chaque fois) : de la sauce aigre-douce. Après cuisson, votre tarte soleil sera non seulement dorée, mais aussi parfumée grâce à la sauce et légèrement caramélisée ! Je vous conseille vivement cette option.
  9. A l’aide de la feuille de cuisson du dessous, faites glisser la tarte soleil sur une grille. Je vous déconseille d’utiliser une plaque de cuisson simple, car la cuisson risquera d’être déséquilibrée entre la pâte du dessus et celle du dessous.
Il ne vous reste plus qu’à enfourner votre tarte dans un four préchauffé à 180 degrés pendant au moins 15 minutes (mon four chauffe vraiment très fort, il est donc possible que vous ayez besoin de plus de temps et/ou d’augmenter la température de cuisson). Pour la même raison que pour l’étape 9, je vous conseille de mettre votre four en mode “chaleur tournante”, pour que la chaleur soit mieux répartie entre vos deux pâtes.

Une fois la tarte bien dorée, on peut considérer que la cuisson est terminée. Il est néanmoins très important que vous jetiez un oeil sur la pâte du dessous pour vérifier qu’elle est bien cuite (il n’y a rien de plus dégoutant que de la pâte feuilletée mal cuite). Si elle est encore molle ou légèrement translucide, je vous conseille de la laisser cuire encore un peu, par tranche de 5 minutes.

Une torsade base tomate, accompagné de salade 🥗❤️

La tarte soleil est un plat qui garantie un succès général à chaque fois, comme je l’ai dit plus haut, tout le monde me la réclame. Un autre gros avantage : vous pouvez la décliner à l’infini avec tout ce que vous aimez. Le tout est de bien respecter les deux conseils donnés au début : des ingrédients hachés très finement et une sauce épaisse pour ne pas détremper la pâte. Si vous respectez ces deux points, alors vous êtes assuréE de la réussir ! 😊

A la maison, on adore varier la sauce en utilisant une base de pesto plutôt que tomate, ça change et c’est vraiment délicieux ! J’ai également vu sur Internet que pas mal de gens la font aussi en version sucrée (pâte à tartiner, compote…). Je n’ai jamais essayé car je préfère vraiment manger salé, mais ça doit être sympa aussi ! 😉


Et voilà, maintenant vous connaissez tous mes secrets pour réaliser cette tarte ! Si vous la reproduisez, n’hésitez pas à m’envoyer des photos, me taguer sur Instagram (@3615panda) et surtout, me dire en commentaire ce que vous en avez pensé ! 😃

Mes meilleures astuces pour de beaux cheveux

Mes meilleures astuces pour de beaux cheveux

S’il y a une chose sur laquelle on me complimente sans arrêt : c’est bien mes cheveux ! Quasiment à chaque sortie, à chaque rencontres avec une nouvelle personne, on me glisse des gentilles remarques sur ma tignasse et on me demande vraiment très souvent ce que je fais pour qu’ils soient “si beaux”

Avant de commencer, je préfère vous préciser que je ne suis pas une pro du cheveux (je suis même plutôt une quiche, notamment pour tout ce qui touche à la coiffure 😅). Tout ce qui suit est issu de ma propre expérience, ainsi que des conseils que j’ai pu recevoir de la part de coiffeurs et coiffeuses. 🙂

Mon meilleur conseil : ne rien faire !

Si je devais résumer cet article en trois mots, ce serait “ne faites rien“. Laissez-donc votre tignasse en paix, et elle vous remerciera !

C’est ce que j’applique au quotidien : en faire le minimum possible pour mes cheveux et ils me le rendent très bien ! Je sais, c’est vague mais pas d’inquiétude, je détaille tout ça dans la suite de l’article ! 🙂

Pour commencer, ces deux idées reçues sont à bannir !

Avant de vous donner mes conseils, je me dois de dégommer deux fausses idées sur les cheveux. Posons déjà la base : vos cheveux sont de la matière morte.

Acceptez donc que les “soins réparateurs” ne servent à rien

Contrairement à tout ce que les soins capillaires du marché vous promettent, il faut accepter que nos cheveux ne peuvent pas être “réparés”. C’est un mensonge. Une fois que vos cheveux sont abîmés, c’est la fin. Vous n’avez plus qu’à les couper.

Pendant longtemps, j’ai cherché tel le saint graal les soins capillaires qui pourraient revigorer mes cheveux secs : rien n’a jamais fonctionné. Pourtant j’ai testé des centaines et des centaines de produits différents : Lush, Kérastase, Aussie, des soins à la kératine (qui au passage, ne sont pas véganes), des marques de salon de coiffure, des soins chez le coiffeur et j’en passe… Aucun effet. Tout simplement parce qu’aucun produit ne peut réparer quelque chose qui est déjà mort !

Les produits “bio” et “cleans” ne sont pas “inefficaces”

J’entends assez régulièrement que les produits cleans (sans parabens, sans silicone etc) ont certes l’avantage d’être plus respectueux de l’environnement et de notre santé, mais que le résultat sur les cheveux n’est vraiment pas joli. C’est faux.

Les produits “classiques” de supermarché vous donnent simplement l’illusion que vos cheveux sont beaux. Je pense notamment aux silicones (très présents dans les soins capillaires) qui “enrobent” la fibre du cheveux et lui donnent cet aspect lisse et brillant. Malheureusement, tout cela n’est qu’une illusion : sous les silicones qui étouffent la fibre, vos cheveux sont toujours autant abimées.

Au contraire, lorsque vous utilisez des produits capillaires sans toutes ces substances, c’est là que vous mesurerez le réel état de vos cheveux. C’est en quelques sorte leur vrai visage : et malheureusement, c’est impossible à réparer.

La solution pour de beaux cheveux est donc de prendre soin d’eux en amont, AVANT qu’ils ne soient abimés !


1. Commencez par couper les parties trop abîmées

Oui ça fait mal à entendre, mais c’est malheureusement la première chose à faire. Si vous ne le faites pas, les fourches continueront de remonter et iront casser des fibres capillaires alors encore saines (et ce serait dommage).

Prenez donc ce bon réflexe de toujours couper vos cheveux lorsque des fourches apparaissent. Ainsi, vous repartirez sur une base saine pour appliquer les conseils suivants.

2. Choisissez les produits les plus “cleans” possibles

Dans la mesure du possible, concentrez-vous sur des produits sains, sans substances occlusives (comme les silicones) ou agressives (comme les sulfates par exemple).

Actuellement, je n’ai pas de marques particulières à vous conseiller, car je m’évertue à finir mes anciens produits avant d’en acheter d’autres (et en lisant mon conseil suivant, vous comprendrez pourquoi c’est si long !). Cependant, on m’a vivement conseillé la marque Lamazuna, vers laquelle je me tournerai à l’avenir.

Concrètement, ça signifie qu’il faut oublier TOUS les produits de supermarché. Oui, même les marques comme Timotei, Le petit marseillais, Yves Rocher, Lush et compagnie, qui sont les rois du greenwashing (utiliser une marketing “vert” et “écolo” pour vendre des produits aux compositions dégueulasses).

3. Espacez au maximum les shampooings

Qu’il soit cleans ou pleins de sulfates, le shampooing n’est de toute façon pas le meilleur ami des beaux cheveux. Afin de les agresser le moins possible, il vous faudra aussi les laver le moins possible. Je connais même plusieurs personnes qui ne les lavent plus du tout, et qui s’en portent très bien (et qui ont aussi des cheveux sublimes, comme par hasard !)

Un peu comme notre vagin ou notre nez, le cheveu possède un cycle d’auto-nettoyage avec lequel il ne vaut mieux pas interférer. Alors oui, ce sera difficile au début, mais gardez à l’esprit que si vos cheveux graissent, c’est seulement en réactions à toutes les agressions que vous leur faites subir. Moins vous les laverez, moins ils graisseront. Ce processus sera long et fastidieux, mais les résultats en valent la chandelle !

Je n’en suis pas encore au “no-poo” (ne plus du tout se laver les cheveux avec un shampooing), mais je ne fais jamais plus d’un shampooing par mois, et les résultats sont hallucinants !

4. Faites vos soins AVANT le shampooing, et non l’inverse

Que vous choisissiez de réduire la fréquence de vos shampooings ou non, faites toujours vos soins AVANT le lavage (et non après, comme la coutume l’enseigne). En général, lorsqu’ils sont appliqués après le shampooing, les soins laissent toujours des résidus dans les cheveux qui auront pour effet d’étouffer la fibre. Même avec un bon rinçage, il est possible qu’il en reste. Appliquez-les plutôt avant le shampooing pour éviter ça.

5. Pas de chaleur, de teintures, de produits coiffants etc…

Là aussi, le but est de minimiser au maximum les agressions que subissent vos cheveux : la chaleur étant leur pire ennemie. N’utilisez jamais de sèche cheveux, préférez laisser sécher votre crinière à l’air libre. On évitera aussi au maximum les fers à lisser (ou pire, les brosses lissantes) et tout autre appareil utilisant la chaleur pour coiffer vos cheveux.

Evitez également de les teindre, de les décolorer ou d’utiliser au quotidien des produits comme la laque, les cires ou les gels coiffants. Les choix de coiffures seront certes moins larges, mais il existe pleins de méthodes pour mettre en forme vos cheveux ou les colorer sans pour autant les détériorer (le henné, les bigoudis, les tresses pendant la nuit pour donner un effet wavy sans chaleur etc…)

De toute façon, si vos cheveux sont en bonne santé et beaux au naturel, vous n’aurez même pas besoin de passer du temps à vous coiffer (perso je ne fais jamais rien et tout le monde dans mon entourage a pourtant l’air de jalouser mes “secrets capillaires”) !

Edit : un coiffeur m’a recommandé sur Twitter de ne jamais laisser les cheveux sécher à l’air libre, car l’eau fait également des dégâts aux cheveux. Il recommande un séchage au sèche-cheveux avec une chaleur très douce. Cela serait préférable qu’au séchage à l’air libre.

6. Ne dormez jamais les cheveux lâchés

Votre oreiller est également un ennemi ! Les frottements entre vos cheveux et la taie sont vraiment très mauvais pour eux.

Afin de minimiser cela, je vous conseille de faire deux tresses de chaque côté le soir avant de vous coucher, cela les protègera. C’est aussi mon meilleur conseil coiffure. Le matin, vous n’aurez qu’à dénouer les tresses pour avoir un bel effet wavy sans effort (c’est ce que je fais tous les jours).

Je vous conseille également de vous procurez des taies d’oreiller en satin, matière beaucoup plus douce pour les cheveux que le traditionnel coton.


C’est tout pour cette première édition ! J’espère que les conseils donnés vous aideront, même si j’ai bien conscience que certains seront difficiles à appliquer : notamment espacer les shampoings. Quand bien même, je vous encourage vraiment à tenir bon, car les résultats en valent vraiment la peine.

10 astuces pour s’habiller végane et éthique !

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Lorsque l’on choisit de devenir végane, c’est toute notre vie que nous remettons en question. Alimentation, loisirs, cosmétiques mais aussi mode : tout y passe ! Et si, en plus de l’attention portée pour éviter les produits animaux dans nos vêtements et accessoires, on souhaite s’orienter sur des produits éthiques, équitables et écologiques, l’équation peut vite devenir compliquée ! Aujourd’hui, je vous propose quelques astuces afin d’y voir plus clair !

1. Moins c’est mieux

Avant toute chose, réfléchissons cinq petites minutes et posons nous les bonnes questions !

Pour cela, je vous conseille la méthode bisou ! Avez-vous vraiment besoin de cet article ? L’achat est-il vraiment urgent ? N’avez-vous pas déjà un article équivalent chez vous ? Posez-vous également la question de son origine et de ce que cela implique. Est ce que cet article vous sera vraiment utile ?

Si la réponse est oui, envisagez-alors votre achat en pleine conscience, et faites au mieux avec les conseils suivants.

2. Privilégiez les achats “seconde main”

A la méthode bisou, j’ajouterais la question : est ce que cet objet peut être acheté d’occasion?

Depuis un peu plus d’un an, je n’achète plus rien en boutique mais uniquement d’occas. Il m’arrive encore de faire du lèche-vitrine, mais uniquement pour repérer les articles qui me plaisent. Ensuite, je recherche l’équivalent sur Vinted, ou directement en friperies. Vous pouvez également consulter les innombrables groupes Facebook de “vide dressing” pour éviter le transport.

Pour des soucis de taille et de style vestimentaire, je ne trouve quasiment jamais rien en friperie.

En revanche, les applications de vide dressing sont de vraies mines d’or. J’utilise principalement Vinted et United Wardrobe. J’y trouve ce que je cherche quasiment à chaque fois.

Certes, il y a des emballages et du transport, mais ce n’est qu’un petit grain de poussière comparé à l’impact environnemental d’un produit neuf.

Je ne jette aucun emballage : ils me servent à expédier les vêtements que je revends.

Le seul défaut que je trouve à Vinted, c’est le côté très classique des pièces proposées. Pour des articles un peu plus stylés et originaux, je vous recommande davantage l’application United Wardrobe. C’est un peu plus cher, et je ne suis pas très fan de leur système de vente, mais vous y trouverez de véritables petites perles.

Évidemment, vous trouverez de tout sur ces applis, y comprit des marques de grande distribution pas du tout éthiques, il convient donc aussi de faire un petit tri. Et si vous craquez vraiment sur une pièce, au moins, vous ne l’achetez pas neuve. On va dire que c’est “moins pire”.

3. Privilégiez les petit.e.s créateurices

Dans le cas où vous souhaiteriez vraiment acheter un produit neuf, autant le faire auprès de créateurices à plus petite échelle. Je préfère largement donner mon argent à de petites structures françaises et éthiques, dont voici quelques exemples …

  • Dikt’art : vêtements écologiques et équitables (coton 100% biologique et certifié GOTS, OE 100, OE Blended, OEKO TEX et REACH).
  • Paulette à Bicyclette : joaillerie éthique (premier joaillier français labellisé Fairmined).
  • Minuit Sur Terre : chaussures véganes conçues avec respect (éthique et avec du choix).

4. Renseignez-vous avant d’aller en boutique

Tous les conseils que je vous donner aujourd’hui devraient idéalement être appliqués avant votre sortie shopping.

Sur place, c’est presque déjà trop tard, car ce n’est pas en pleins milieu de la boutique que vous aurez la motivation de lancer une longue recherche sur les méthodes et la transparence d’une marque. Et ne comptez surtout pas sur les employé.e.s pour vous donner les informations dont vous aurez besoin, a fortiori sur les questions éthiques et de production.

Règle générale : ne JAMAIS croire le moindre mot issu de la bouche du personnel (et c’est une nana expérimentée dans la vente qui vous le dit).

Quasiment tous mes précédents employeurs m’ont déjà demandé de mentir, ou de dissimuler des informations aux client.e.s sur une caractéristique d’un produit ou la marque en général.

5. Les étiquettes ne sont pas forcément fiables

Elles sont déjà difficiles à décrypter, mais le pire dans tout ça, c’est qu’elles ne sont même pas nos meilleures alliées ! Je parle bien évidemment de ces étiquettes si compliquées, pourtant censées nous être utiles ! Voici quelques informations utiles à connaitre :

  • La mention “made in …” désigne le pays d’assemblage du vêtement. Par conséquent, une boutique peut afficher “made in France” car le produit a été cousu en France, alors que les matières premières peuvent venir de n’importe où.
    Exemple : Maje, qui profite de la mention “made in…” indiquant un pays d’Europe pour faire croire aux client.e.s que la fourrure vient du dit pays, alors qu’elle vient en réalité de Chine (ouais je balance, Maje ne mérite pas mon silence).
  • Pour avoir plus d’information sur le pays d’assemblage, vous pouvez consulter les premiers chiffres du code barre (ils indiquent une localisation). Vous trouverez ici la correspondance entre le code barre et les différents pays.

Sachez également que certain.e.s commerçant.e.s malhonnêtes pratiquent l’étiquetage frauduleux (particulièrement sur les marchés et les stands).

Ma dernière prise en date : le stand au marché de Noël de Tours de l’enseigne “La Boîte à Chapeaux”. Vous trouverez de magnifique petits bonnets ornés d’un pompon de fourrure animale. Alors que l’étiquette indique un bonnet 100% synthétique, le pompon quant à lui est certifié 100% cadavre. Pour ne plus vous faire avoir, retrouvez mes astuces pour discerner la fourrure animale et la fourrure synthétique.

Le mieux, c’est de se renseigner sur la marque en amont, et d’être capable de reconnaitre soi-même les matières.

6. La vraie fourrure n’est pas forcément chère

Cette idée reçue à la peau dure ! Nous avons touste l’image du manteau de fourrure de luxe au prix exorbitant, mais cela ne reflète plus du tout la réalité !

Aujourd’hui, à cause de la production massive de fourrure animale (principalement d’origine chinoise et finlandaise), le prix de la “vraie fourrure” s’est aligné sur la fausse.

Pour plus de détail au sujet de la fourrure, je vous conseille de lire mon grand guide de la fourrure, paru il y a quelques mois sur le blog !

7. Le “cuir végétal” n’est pas végane

Attention à la mention “cuir végétal” sur les produits de maroquinerie ! Cela ne signifie absolument pas que le produit ne contient pas de cuir, mais seulement que la peau de l’animal a été tannée avec des matières végétales (un peu comme l’appellation “poulet végétal”, qui signifie que l’animal a été nourri d’une certaine façon, et pas qu’il s’agit à proprement parler de “poulet végétal”). Point de véganie là-dedans.

8. Les fausses plumes n’existent pas

Si vous voyez la mention “plumes synthétiques” sur un produit, sachez qu’il s’agit bel et bien de plumes d’oiseaux. En général, la mention “synthétique” signifie surtout que les plumes ont été colorées.

Des fausses plumes seraient bien trop compliquées à fabriquer ; alors que les industriels peuvent en disposer à foison. Les plumes sont un sous-produit animal, c’est à dire un déchet de l’élevage. Elles sont donc disponibles en grandes quantités pour un prix ridicule, et c’est pour cette raison qu’aucune marque à ma connaissance ne s’embête à fabriquer des “plumes véganes”.

9. Les colles textiles à base de poisson

Cela n’est jamais mentionné sur l’étiquette, mais certaines colles utilisées dans l’industrie textile et la maroquinerie contiennent du poisson.

Je n’ai pas d’astuce à proprement parler pour débusquer la présence de ces colles dans les produits car les marques ne l’indiquent jamais. Pour les éviter, je vous conseille de vous orienter vers les marques de mode véganes, qui veillent à ce que ce type de colle ne soit pas utilisé dans leur chaine de production.

Pour une liste très complète des marques de mode éthiques, véganes et dont certaines sont aussi made in France, je vous conseille de consulter l’article suivant sur le blog Hypiness.

10. Privilégiez les matières végétale naturelles

Évidemment, je ne vous parle pas de cuir, ni de fourrure ! Nous voulons une mode sans souffrance. Néanmoins, je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner vers des matières aussi naturelles que possible comme le coton ou le lin, le cuir de champignon, le piniatex (cuir d’ananas)…

Évitez autant que possible les produits dérivées de la pétrochimie comme le polyester, qui en plus d’être très désagréables peuvent être nocives et contenir des perturbateurs endocriniens.


J’espère que cet article vous a aidé à y voir un peu plus clair. Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager en commentaire ! A la semaine prochaine !

Ne donnez plus d’argent au Téléthon – Actu antispé #4

Ne donnez plus d’argent au Téléthon – Actu antispé #4

En ce premier jour de décembre, je me dois de vous faire passer un message très important pour moi. Comme chaque année, le Téléthon fait son grand retour sur nos petits écrans. Chaque premier week-end de décembre, c’est pas moins de 5 millions de Français.e.s qui se rassemblent devant leurs télévisions.

Le Téléthon jouit d’une excellente image médiatique. Organisé pour la première fois en 1987, il a pour objectif de récolter des dons afin de financer la recherche médicale. Comment en vouloir aux Français.e.s de rentrer dans le jeu et de laisser aller leur générosité ?

Je ne reprocherai jamais à personnes d’avoir commis un acte lorsque cela est fait dans l’ignorance. Je ne peux pas à en vouloir aux donateurs et donatrices, car je suis intimement convaincue qu’ielles donnent avec leurs cœurs. Mais si vous envisagez de donner cette année, rappelez-vous que derrière la belle image médiatique, les vrais visages du Téléthon, ce sont eux…

Ne donnez plus d’argent au Téléthon…

Ces images sont issues d’une vidéo d’enquête sur les chiens du laboratoire de neurobiologie de l’École nationale vétérinaire d’Alfort servant aux expériences financées par l’AFM-Téléthon.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Wr7OFqh6zsU&w=560&h=315]

Ces chiens naissent atteints de dystrophie musculaire, maladie qui leur inflige une dégradation musculaire handicapante et douloureuse. La dystrophie musculaire (DM) (…) fait des ravages sur leur corps et certaines fonctions vitales sont sévèrement atteintes : les chiens luttent pour marcher, déglutir et même respirer. (1)

Le Téléthon ne sauve pas ces chiens…

Vous pensez peut-être que je souligne l’évidence, mais il n’est pas rare d’entendre que le Téléthon cherche à sauver les chiens malades. C’est un comble. Oui, le Téléthon cherche un traitement, mais il est totalement hypocrite de dire que leur motivation est de soigner les chiens.

En réalité, les chiens sont sélectionnés pour naître malades. En reproduisant deux chiens atteints de dystrophie musculaire, les laboratoires s’assurent de faire naître des chiots eux-mêmes victimes de la maladie étudiée. Ainsi, la même souche de chiens malades est reproduites à l’infini pour servir de cobayes aux laboratoires.

Cette vie de souffrance leur est imposée par la sélection génétique. Si les laboratoires se préoccupaient véritablement du bien-être des chiens, ils ne les feraient simplement pas naître.

La parole poignante de Pascaline

Certain.e.s malades s’opposent aussi très vivement à ce type d’expérimentation et pour moi, il est primordiale que leur parole soit entendue. L’an dernier, pour l’édition 2017 du Téléthon, le témoignage de Pascaline avait fait le tour des réseaux sociaux.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=npYLF6hYwQE]

Pascaline est atteinte de myopathie depuis plus de quarante ans, et même après toutes les éditions du Téléthon, son traitement n’a pas évolué. A quoi a servi tout cet argent ? A quoi a servi toute cette souffrance ?

Comme Pascaline le dit si bien, elle n’a pas envie que des animaux souffrent pour elle. Beaucoup de personnes malades la félicitent en commentaire et rejoignent ses propos.

Mais… Il faut bien essayer de guérir les gens, non ?

Évidemment qu’il est vital de chercher des traitements. Ce que le Téléthon ne vous dit pas, c’est qu’il existe désormais des alternatives et des chercheurs et chercheuses qui développent depuis plusieurs années une recherche à la fois fiable et sans cruauté.

En France, c’est le collectif de chercheurs et chercheuses Antidote Europe qui porte au mieux ce message. Je vous invite très vivement à lire leur documentation qui dépoussière notre vision de l’expérimentation animale.

L’AFM-Téléthon considère encore la recherche sur les animaux comme primordiale, comme une nécessité. Nous sommes déjà dans le futur de la recherche médicale, mais le Téléthon ne semble clairement pas vouloir prendre cette direction. (2)

Les modèles animaux sont-ils pertinents ?

Il y a des centaines d’années, un gus à décidé de poser le paradigme suivant : “il y a plus de points communs entre l’humain et les autres animaux qu’il n’y a de différence” et a donc conclu que c’était OK d’expérimenter sur eux.

Cependant, pendant toutes mes études (neuropsychologie et neurosciences), mes profs et maître.sse.s de stage n’ont cessé de remettre en cause la validité des modèles animaux et nous invitaient régulièrement à y réfléchir. Une de mes profs, spécialiste française de l’étude du sommeil nous à même raconté un jour :

Pendant des décennies, on a étudié le sommeil sur le chat, en pensant que c’était généralisable à l’humain.e. Plus tard, avec l’arrivée de l’imagerie médicale, on s’est rendu compte que le cerveau du chat est très différent de celui de l’humain.e. Dans notre cerveau, nous avons une structure appelée formation réticulée, gérante de notre sommeil. C’est à cause de cette structure qu’on est complètement décalé si quelqu’un ou quelque chose dérange notre nuit. Grâce à l’imagerie, il a été prouvé que le chat ne possède pas de formation réticulée, et par la même occasion, on a mit à la poubelle des centaines d’années de recherches invalides.

Évidemment, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais cette réflexion est intéressante et devrait selon moi être une des priorités dans la recherche médicale. Comment conduire des études valides et fiables sans torture.

Pour moi, l’expérimentation sur les animaux n’est pas une bonne solution. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous ne pouvons pas prédire la réaction du corps humain à une substance à partir de la réaction d’un animal à cette substance. Nos gênes sont différents, nos réactions seront donc également différentes. Cela signifie qu’après avoir utilisé des animaux pour tester l’action d’un actif, des tests sur les humain.e.s seront obligatoires. Seul l’être humain est le modèle de l’être humain.

Sur le même sujet, je vous invite à consulter l’article d’Antidote Europe : Pourquoi l’animal n’est pas le modèle biologique de l’homme ?

Ne financez plus leur torture…

Pour tous ces chiens, pour tous les animaux qui souffrent inutilement dans les laboratoires de recherche pour des traitements qui ne voient jamais le jour, je vous en prie, ne donnez plus au Téléthon.

A la place, vous pouvez soutenir des organismes de recherche sans cruauté comme Antidote Europe.


Pour aller plus loin :

Pourquoi l’animal n’est pas le modèle biologique de l’homme ?

Dix mensonges sur l’expérimentation animale


Source

(1) Petafrance.com : De nouvelles révélations montrent des chiens en grande souffrance dans un laboratoire financé par le Téléthon.

(2) Afm-telethon.fr : Recherche médicale et essais sur les animaux.

Gâteau fondant au chocolat végan – Recette #1

Gâteau fondant au chocolat végan – Recette #1

Bonjour à tout.es !

Sur ce blog, je parle souvent de sujets difficiles (quasi exclusivement pour être honnête). Je pense donc qu’il est de bon ton de renverser la tendance de temps à autre, en vous proposant des posts un peu plus légers, et dans le cas présent : gourmand ! 😀

La recette que je vous propose aujourd’hui ne me ressemble pas vraiment, moi qui suis d’habitude une inconditionnelle du salé. Cependant, j’ai envie de d’inaugurer ma catégorie “cuisine” avec un grand classique de la pâtisserie : l’indémodable gâteau au chocolat, légèrement fondant.

Je vous en propose aujourd’hui une version très simple, fondante mais pas trop, très dense mais légère à la fois, et accompagnée d’un nappage chocolat et spéculos à tomber par terre. Le tout, surmonté de fruits rouges (parce que je veux rien me refuser en ce début de saison froide).

Cette recette est une adaptation du gâteau moelleux au chocolat du grand Hervé Cuisine ! Dans sa recette, Hervé remplace habilement les oeufs par de la compote de pomme : une technique très efficace pour donner du liant à l’appareil.

Je ne suis cependant pas fan de cette astuce, car même si la quantité de compote est faible, je discerne quand même son gout. Je suis donc partie de la même base, en faisant quelques modifications pour l’adapter à mes préférences. 😉

Voici ma version revisitée du gâteau d’Hervé !

Ingrédients :

Pour le gâteau :

  • 200 g de chocolat noir
  • 240 g de farine
  • 2 cuillères à soupe de fécule de maïs
  • 150 g de poudre d’amande
  • 80 g de sucre
  • 500 mL de lait ou de crème de coco
  • 75 mL d’huile végétale
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à café de levure chimique

Pour le nappage (facultatif, peut être remplacé par ce que vous voulez) :

  • 100 g de chocolat noir
  • 1 cuillère à soupe de pâte de spéculoos
  • 1 cuillère à soupe d’huile végétale

Préparation du gâteau :

  1. Faire chauffer le lait / la crème de coco dans une casserole, à feu moyen, jusqu’à ébullition (si cela vous dit, vous pouvez ajouter de l’arôme de vanille à cette étape).
  2. Dans un saladier, casser le chocolat en carreaux et verser le mélange chaud, puis remuer à l’aide d’une spatule jusqu’à obtenir une pâte homogène.
  3. Ajouter l’huile puis la poudre d’amande.
  4. A l’aide d’un tamis, ajouter tous les ingrédients secs : farine, fécule de maïs, levure et sel. Mélanger le tout.
  5. Verser la préparation dans un moule rond de 20 cm de diamètre environ préalablement huilé.
  6. Enfourner de 35 à 40 minutes dans un four à 180°C.

Pour tester la cuisson de votre gâteau, plantez la lame d’un couteau pointu en son milieu. Si elle ressort sèche et propre, c’est prêt ! 🙂

Avant de passer au démoulage, je vous conseille de patienter une bonne vingtaine de minute afin que le gâteau refroidisse. Je sais, c’est dure d’attendre, mais vous éviterez ainsi qu’il se brise pendant l’opération. 😉

Une fois démoulé, il est enfin temps de passer au nappage et à la déco. Je ne suis pas une mordue de cake-design, car j’aime que les choses aillent vite. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais perso, je me fiche qu’un gâteau soit beau : je veux juste qu’il soit bon et que je puisse le dévorer au plus vite ! 😀

C’est pour cela que je vous propose une option de topping ultra simple et rapide. Je ne veux pas non plus skipper le nappage, car il apporte vraiment un côté hyper gourmand et satisfaisant à un gâteau, mais il n’est pas non plus question d’y passer 3 heures ! :p C’est parti !

Préparation du nappage :

  1. Casser le chocolat noir en carreaux dans un bol adapté au micro-onde. Ajouter l’huile et mélanger légèrement pour qu’elle englobe bien tous les carreaux.
  2. Faire chauffer le chocolat au micro-onde, 10 secondes par 10 secondes afin de ne pas le brûler.
  3. Une fois le chocolat fondu et le mélange homogène, ajouter une grosse cuillère à soupe de pâte de spéculos et mélanger directement. La chaleur du chocolat fondu aidera à incorporer la pâte.

Et voilà, vous n’avez plus qu’à tartiner tout ça sur votre gâteau et à tout dévorer ! 😀 C’est totalement optionnel, mais j’ai aussi ajouté des noix hachée et des fruits rouges. Bref, il n’y a pas de règles (si ce n’est celle de laisser les animaux tranquilles), laissez libre court à votre créativité !

De mon côté, je me suis vraiment régalée ! J’aime les recettes simples, les pâtisseries légères et pas trop sucrées : je suis servie ! 😀 Le gâteau est très dense mais sans être lourd, exactement comme le promettait Hervé (malgré mes modifications alors que je suis très très loin d’être une pro en pâtisserie).

J’espère que cette recette vous plaira et que sa simplicité saura vous séduire. N’hésitez pas à me taguer sur Instagram (@3615panda) si vous la recréez. 🙂 Et pour finir, merci à Hervé de penser à nous et de proposer de superbes recettes véganes !

Régalez-vous, et à la semaine prochaine !

Comment discerner “vraie” et “fausse” fourrure ? – Vidéo #2

Comment discerner “vraie” et “fausse” fourrure ? – Vidéo #2

Il y a plusieurs semaines, j’ai publié un gros dossier sur le thème de la fourrure. Qu’est-ce que la fourrure ? Comment différencier vraie et fausse ? J’avais abordé ces questions dans le but d’aider les consommateurs et consommatrices à y voir plus clair dans les rayons des magasins, et je suis super contente de l’accueil chaleureux que vous avez fait à mon post ! Merci <3

Pour que le message se propage encore plus facilement, j’ai décidé de filmer cette petite vidéo où je donne à nouveau les fameuses astuces pour discerner la fourrure animale de la fourrure synthétique. Elle n’est pas aussi complète que l’article original, sinon elle aurait duré plus d’une heure, mais elle a au moins le mérite de donner rapidement les astuces, spécialement pour celleux qui n’aiment pas lire ! Et oui, il faut penser à tout le monde ! <3

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=YNAV9YPfpGk&w=560&h=315]

N’hésitez pas à partager cette vidéo si cela vous tente, et si vous aussi vous souhaitez que les gens ne puissent plus dire qu’iels ne savaient pas en faisant leurs achats ! Bisous, et à la semaine prochaine ! <3

Le grand guide de la fourrure LGD #2

Le grand guide de la fourrure LGD #2

Nous sommes déjà mi-septembre et plus les jours passent, plus l’hiver approche. Certes, les jours sont encore beaux et doux, mais les magasins nous proposent dors et déjà les collections pour cet hiver : manteaux, doudounes, bonnets et gants remplissent déjà les étagères ! C’est donc le moment idéal pour moi de rédiger un guide sur la fourrure. Après sa lecture, plus de confusion possible entre fourrure animale et fourrure synthétique ! Beaucoup d’entre vous pensent certainement que la fourrure animale, celle que l’on appelle « vraie fourrure », est une matière de bourgeoise ou qu’on ne la trouve que dans les boutiques de luxe. Quand je vous dis « vraie fourrure », vous pensez probablement au gros et long manteau en vison de votre mamie. Peut-être même que certain•e•s d’entre vous pensent que « la vraie fourrure » est révolue, que l’on n’en fait plus de nos jours. Grossière erreur ! On a dû mal à l’imaginer, mais la fourrure animale fait un retour fracassant sur le marché ces dernières années. Elle qui avait si mauvaise presse dans les années 80′ suite aux campagnes de PETA, Brigitte Bardot et cie, fait aujourd’hui son grand come-back. Fini le gros manteau de raton-laveur que les Français•e•s ont encore dans le collimateur. Aujourd’hui, les marques préféreront insérer la fourrure animale par petites touches sur des pièces ordinaires de nos dressings. Un petit pompon sur un bonnet, le fourrage d’une paire de bottes d’hiver, le col de capuche d’une doudoune ou même un porte-clé : la fourrure animale se cache là où on ne l’attend pas, sur des pièces que nous n’avons pas forcément le réflexe de vérifier avant l’achat. Lors de différentes actions de sensibilisation, beaucoup de personnes m’ont posé des questions sur le thème de la fourrure. Comment différencier fourrure animale et fourrure synthétique ? Les marques sont-elles fiables à ce sujet ? La fourrure animale peut-elle être produite de façon éthique ? Autant de questions que je m’apprête à traiter dans ce guide spécial fourrure dans lequel je vous donnerai toutes les astuces à ma connaissance pour ne plus se faire piéger ! Cet article n’a pas vocation à sensibiliser sur la fourrure mais simplement à vous guider dans vos achats. Je pense que nous nous accordons toutes et tous sur le fait que l’industrie de la fourrure est totalement barbare, cruelle et inutile (les mots sont faibles), ce poste n’a donc pas pour but de vous sermonner. Il n’y aura ni images choquantes ni discours larmoyant : seulement des informations et des astuces à appliquer au quotidien !
1. Qu’est-ce que la fourrure animale / fourrure synthétique ? 2. Halte aux idées fausses sur la fourrure animale ! 3. Comment différencier fourrure animale et fourrure synthétique ? 4. Les trucs et astuces pour discerner “vraie” et “fausse” fourrure.

1. Qu’est-ce que la fourrure animale / fourrure synthétique ?

Tout d’abord, commençons par définir les bases, histoire que l’on parle toutes et tous de la même chose. Le terme générique “fourrure” désigne une peau animale garnie de ses poils (ou plus rarement de duvet ou de plumes). Ce matériau est obtenu par écorchage et dépeçage des animaux : le plus souvent de mammifères sauvages ou d’élevage. La peau est ensuite traitée par différents processus de tannage afin de la rendre souple et imputrescible. Habituellement, elle est composée de deux couches principales : la peau (assimilable au cuir) et les poils qui y sont implantés. Une fois tannée, la fourrure est utilisée pour la création de vêtements, d’accessoires ou diverses fournitures. (1)

Doudoune de la marque Devernois, en fourrure animale.

On parle de “fourrure synthétique” pour désigner toutes les imitations ne faisant pas intervenir d’animaux dans leur fabrication. La plupart du temps, la fourrure synthétique est issue de l’industrie pétrolière, autrement dit des dérivés de plastique.

2. Halte aux idées fausses sur la fourrure animale !

Beaucoup d’idées fausses persistent à propos de la fourrure et sont d’ailleurs à l’origine de la plupart des erreurs des consommateurs et consommatrices. En voici un petit tour d’horizon, toutes issues de nos échanges avec les passant.es pendant des actions de sensibilisation.
La “vraie” fourrure n’est pas l’apanage des grandes maisons de luxe. Et oui ! Cela peut surprendre, mais la fourrure animale a très largement dépassé les portes des boutiques Dior et Chanel. On la trouve absolument partout, y comprit dans des enseignes mass-market, et même dans des magasins de sport ! Zadig & Voltaire, Le Temps des Cerises, l’enseigne de bijoux MOA, Burton ou Celio sont autant d’enseignes que vous croisez quotidiennement et qui commercialisent de la “vraie” fourrure. (2) Même Intersport s’y met avec sa collection de doudounes dont les capuches arborent de la fourrure animale.
La “vraie” fourrure n’est pas nécessairement plus coûteuse que la fourrure synthétique. Après avoir lu le point précédent, vous vous doutez certainement que le prix d’une pièce ne signifie plus rien. En cause, les fermes à fourrure de pays comme la Chine ou la Finlande qui produisent de la fourrure animale à très bas prix. Elles sont si compétitives que les prix de la fourrure animale s’alignent sur la fourrure synthétique. Exemples frappants : la doudoune Intersport (environ 40€) ou les bonnets à pompon de l’enseigne MOA (environ 20€ maximum) : tout deux sont pourtant garnis de fourrure animale. Vous l’aurez compris, il est aujourd’hui absolument impossible de se fier au prix d’une pièce pour se rassurer sur l’absence de fourrure animale.
Aucune ferme à fourrure n’attend que l’animal “meurt de vieillesse” avant de récolter sa peau. Cela peut prêter à sourire, mais c’est une croyance assez répandue, principalement à cause des enseignes peu scrupuleuses qui cherchent à déculpabiliser leurs client.es. Pas besoin d’épiloguer sur ce point, le simple bon sens nous permet de comprendre qu’il est impossible pour une ferme à fourrure de procéder ainsi, pour des raisons évidentes de rentabilité.
Les poils des animaux ne sont pas “rasés puis collés” sur les vêtements. Cette croyance elle aussi a la peau dure, bien qu’il soit évident que ce n’est pas le cas. Tout comme la précédente, elle persiste en raison de son caractère rassurant pour les client.es. En effet, il est bien plus facile de vivre avec l’idée que l’animal est régulièrement rasé (cela ramène la fourrure au même niveau que la laine des moutons) et ses poils collés, plutôt que d’affronter la réalité : un animal tué, le plus souvent par électrocution anale, puis écorché. Pourtant, c’est bien de cette façon qu’est produite la fourrure.

3. Comment différencier fourrure animale et fourrure synthétique ?

Cette question pourrait paraître simple : enfin, il suffit de lire l’étiquette ! Et bien, en théorie oui, vous avez raison. Mais en pratique, ce n’est pas la même tisane. Il arrive parfois que des enseignes commercialisent de la “vraie” fourrure alors que l’étiquette indique qu’il s’agit de synthétique. Cela est d’autant plus courant sur les stands, les braderies, les friperies et les marchés. Mes ami.es militant.es et moi avant l’habitude de jeter un rapide coup d’oeil, et les faux étiquetages sont fréquents. Les employé.es de boutique savent également que la fourrure a mauvaise presse et n’hésitent pas à mentir, en fonction du type d’article que vous recherchez. C’est ainsi que l’année dernière dans une boutique de la ville de Tours, nous avons pu filmer (en caméra cachée) une vendeuse nous assurant que la fourrure d’une pièce de sa boutique était synthétique, alors qu’il s’agissait de fourrure animale. La situation n’est donc pas si claire qu’il n’y parait. Aux mensonges délibérés s’ajoutent aussi les scandales comme celui de la fourrure de chiens et de chats provenant de Chine, et vendue en Europe comme de la fourrure de raton-laveur ou de lapin (3).

4. Les trucs et astuces pour discerner “vraie” et “fausse” fourrure

Vous l’aurez compris, il est au final bien plus pratique et infiniment plus sûr de savoir reconnaître la fourrure animale sans avoir besoin de regarder l’étiquette. Cela peut paraitre compliqué de distinguer la “vraie” de la synthétique, mais le coup d’oeil vient très rapidement ! Pour vous aider, voici cinq astuces très simples !

1. Le test du feu.

C’est LE test imparable pour différencier fourrure animale et fourrure synthétique. Arrachez délicatement quelques brins du fourrage et brûlez le bout avec une allumette ou un briquet (en faisant attention). S’il se dégage une forte odeur de plastique, il s’agit de fausse fourrure. En revanche, si vous sentez une odeur de cheveux brûlés (ou “cochon grillé” comme on l’appelle vulgairement), alors il s’agit de “vraie” fourrure. Fiabilité : 100% ! Vous ne pouvez pas vous tromper avec ce test ! Son plus gros avantage : il permet aussi de débusquer les “mélanges” de fourrure qui sont plus difficiles à discerner à l’oeil nu (parfois, des pièces mélangent synthétique et fourrure animale). L’odeur de “cheveu brûlé” est si forte qu’elle ne sera pas masquée par l’odeur de plastique pendant votre test. En revanche, il peut être compliqué à effectuer si vous êtes en boutique, c’est à vous de voir.

2. Inspecter la base du fourrage.

Attrapez votre pièce et écartez les poils de la fourrure pour inspecter la base. Premier cas de figures : vous distinguez une sorte de filet, de maillage en tissu ou en toile. Il s’agit donc vraisemblablement de fausse fourrure (les poils en plastique sont tressés directement dans les mailles, comme pour une perruque). Second cas de figure : vous distinguez une surface uniforme, lisse et douce, semblable à la peau d’un chien ou d’un chat lorsque vous écartez ses poils. Dans ce cas-là, il s’agit indubitablement de fourrure animale (on le rappelle, la peau de l’animal est arrachée, est donc toujours présente sur le vêtement).

On distingue bien la surface lisse, il s’agit de la peau de l’animal.

Ici, pas de peau, mais un maillage en tissu sur lesquels les poils synthétiques sont tressés.

Fiabilité : 90%. Si vous distinguez la peau, alors il n’y a aucun doute : il s’agit de fourrure animale. En revanche, si vous voyez le tressage, il peut toujours s’agir d’un mélange entre synthétique et fourrure animale (même si c’est plutôt rare). Pour cette raison, je ne peux pas garantir une fiabilité à 100%, bien que cela soit un très bon indicateur.

3. La longueur des poils.

Sur cette doudoune (fourrure animale), on distingue clairement une différence de longueur dans les poils.

Dans le cas de la fourrure synthétique, les poils sont souvent tous de la même longueur. Or, ce n’est souvent pas le cas pour la fourrure animale. Généralement, cette dernière est composée de plusieurs longueurs et de densités différentes. La plupart du temps, on peut voir une couche de base très dense (presque duveteuse) et plus courte, ainsi que des poils plus longs mais plus disparates qui en ressortent. Les photos seront surement bien plus parlantes que mes explications à l’écrit.

La première couche de poils est courte et dense, elle forme une sorte de duvet, et la seconde couche de poils est plus longues et plus espacée.

Fiabilité : 70%. De tous les critères visuels, la longueur des poils est la plus fiable pour distinguer fourrure animale et synthétique. Cependant, elle ne suffit pas à elle seule à s’en assurer. En effet, la fourrure synthétique imite parfois très bien cette différence de longueur. Attention : Il est important de noter que ce critère ne peut pas être utilisé pour les pièces en fourrure “courte”, comme les manteaux en lapin par exemple, ou pour les fourrures coupées. Dans ces deux cas, il est préférable de se reporter au point 1 et/ou 2.

4. Le flottement.

Observer la façon dont réagit la fourrure lorsque l’on souffle dessus peut aussi aider à déterminer sa nature. La fourrure synthétique aura tendance à rester statique, alors que la fourrure animale sera plus prompte à flotter, à virevolter un peu dans tous les sens. Lors de votre prochaine sortie en ville, observez (si c’est la saison) les cols en fourrure des passant.es. Certains seront à l’épreuve du vent et ne bougeront pas d’un poil (synthétique), alors que d’autres feront comme des petits rebonds à chaque pas de l’humain.e qui le porte (fourrure animale). L’effet sera encore plus saisissant s’il y a du vent ce jour-là. Vous avez certainement déjà vu un chat à poils longs se promener dehors, par une journée venteuse : ses poils virevoltent. Et bien gardez cette image en tête, car le vent aura exactement le même effet sur la fourrure animale. [wpvideo Ion3jfZY class=”data-temp-aztec-video”] Fiabilité : 60%. Attention : là encore, ce n’est pas le test le plus fiable car la fourrure synthétique imite parfois cette caractéristique (notamment quand il s’agit de poils longs). Comme pour le point 3, ce critère de flottement ne sert pas à grand-chose dans le cas des fourrures plus courtes.

5. La brillance.

Dernier point d’ordre visuel : la brillance. Les poils de la fourrure synthétique étant faits de plastique, ils auront davantage tendance à briller. Regardez les poils sous la lumière du soleil, ou avec le flash de votre téléphone : le résultat devrait être assez évident. Repensons une nouvelle fois à un chat : ses poils ne brillent pas, ils sont plutôt mattes. Il en est de même pour la fourrure animale. Fiabilité : 50%. Attention : ce point n’est valable que sur les fourrures non-teintées. Dès lors qu’une fourrure animale est teintée, elle aura tendance à briller davantage.

Conclusion

Ces cinq points vous permettront d’y voir plus clair pendant votre shopping. Cela peut paraitre assez fastidieux, mais je vous garantie que le coup d’œil vient vite. Avec l’habitude et grâce à ces cinq critères, je suis capable de dire en quelques secondes si une personne que je vois dans la rue porte de la fourrure synthétique ou animale (oui, je suis devenue un radar à fourrure !). Évidemment, il y a toujours une marge d’erreur, car je ne vais décemment pas me permettre de bruler la fourrure des passant.es, ou farfouiller dans leurs cols pour voir si la base est en peau ou en tissu : mais généralement, je ne me trompe pas. Aucune raison que vous ne puissiez pas en faire autant !

En bref, les idées à retenir :

  • la fourrure animale peut se trouver dans tous les types d’enseigne (luxe comme supermarchés) !
  • la fourrure animale n’est pas plus chère !
  • les vendeurs et vendeuses ne sont généralement pas très fiables sur ce sujet, et peuvent parfois mentir !
  • il est toujours préférable de vérifier par sois-même avec les cinq points : test de la flamme, base du fourrage, flottement, longueurs des poils et brillance.

Avez-vous une autre question sur la fourrure ? Une autre astuce ou une autres idée reçue à ajouter ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

Passez un excellent hiver, sans cruauté pour nos ami.es les animaux.


Sources : (1) Wikipédia : Fourrure (2) mode-sans-fourrure.com : Liste rouge des marques qui vendent de la fourrure animale. (3) Des vêtements confectionnés avec des poils de chiens et de chats
Les produits cosmétiques Modere

Les produits cosmétiques Modere

Suite à mon dossier sur la marque de cosmétique Modere, plusieurs d’entre vous, mes lecteurs et lectrices adorées, m’aviez demandé un avis plus précis, mais toujours 100% honnête et sans langue de bois sur leurs produits.

J’ai eu l’occasion d’en tester plusieurs pendant mes quelques mois de partenariat avec la marque et voici donc, résumé en une vidéo mon avis sur ces derniers.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6qIoy0xlT2g&w=560&h=315]

Disclaimer : quelques petites informations importantes que je me permets de préciser à nouveau :


Quelques infos rapide sur Modere :

  • contrairement à ce que prétendent les Social Marketers : Modere n’est PAS une marque bio, et encore moins “une marque mieux que bio” ou “plus exigeante que le label bio“. Ce n’est ni plus ni moins que de la publicité mensongère.
  • les Social Marketers ne font que répéter inlassablement ce qui leur est dit par le formateurs et formatrices, ainsi que pendant les formations en ligne. La plupart du temps (et moi la première) les Social Marketers ne remettent pas en question les informations et se contentent de les répéter.
  • je pense ne pas me tromper en disant que les Social Marketers sont majoritairement de bonne foi en distribuant les produits, et se font juste avoir par le marketing bien rodé de Modere. Tout le monde ne s’y connaît pas en cosmétique, tout le monde ne sait pas déchiffrer la composition d’un produit et la lecture d’une étiquette n’est pas toujours choses aisée.

Si vous faites partie de celles et ceux pour qui les étiquettes et les compositions des cosmétiques sont des hiéroglyphes indéchiffrables, je vous recommande très fortement l’application “INCI BEAUTY“.

Elle est très simple d’utilisation. Il vous suffit d’entrer le nom d’un produit ou d’une marque dans la barre de recherche pour trouver une analyse de la composition, sous la forme d’une note sur 20. Si le produit qui vous intéresse n’existe pas encore dans leur base de données, vous pouvez demander son analyse.

Analyses de composition des produits Modere avec l’application INCI BEAUTY

Voici ce que j’ai obtenu lorsque j’ai entré “Modere” dans la barre de recherche de l’application. Comme vous pouvez le voir, le résultat n’est pas glorieux. Mis à part deux produits (le dentifrice et le bain de bouche) qui sont irréprochables, tout le reste des cosmétiques est vraiment très moyens, au même niveau qu’une marque de supermarché (mais bien plus chers !)

La leçon de tout cela, c’est qu’il faut vraiment se méfier du marketing des différentes compagnies de cosmétiques, et pas que pour les cosmétiques. Personne n’est à l’abri de se faire manipuler, moi la première. Mais heureusement, vous avez maintenant un super outil pour vous en sortir en un clic ! 😊

Modere : marque saine ou greenwashing ?

Modere : marque saine ou greenwashing ?

Hier, au hasard de mes pérégrinations virtuelles, je suis tombée sur une chronique de l’émission “On est pas des pigeons” qui a retenu mon attention. Le sujet : Modere, une marque américaine qui commercialise des produits cosmétiques et “bien-être” mais aussi des compléments alimentaires, des cures “détox” ainsi que des produits d’entretien (entre autres).

Si vous êtes présentE sur les réseaux sociaux, vous avez forcément déjà rencontré ce types de marques qui se distribue en réseau de vendeurs et vendeuses aux stratégies marketing très agressives et tenaces (pages, groupes Facebook auxquels vous êtes ajoutéE sans votre accord…)

Aujourd’hui, je me dois de vous parler de cette marque, de son fonctionnement et des gens qui y travaillent, afin que vous ne vous fassiez pas piéger comme je l’ai été !

Qui suis-je ? Quel est mon lien avec Modere ? Suis-je impartiale ?

Avant d’aller plus loin, je me dois de vous en dire le plus possible quant à mon lien avec Modere. Je tiens à préciser que cet article ne sera pas un “bla-bla” exagéré, malhonnête ni faussement élogieux à propos de la marque comme on en voit partout sur internet. Au contraire, je vais être franche à 100% en ce qui concerne Modere, que ce soit à propos des produits de la marque, des valeurs qu’elle défend ou des personnes qui participent à son développement en France.

J’ai tenté l’aventure Modere en janvier 2018 sur les conseils d’un ami qui est donc devenu mon parrain. Je ne me suis pas énormément développée, car j’ai très vite stoppé mon activité et mi fin à mon partenariat pour plusieurs raisons que je vais développer ensuite. Je ne gagne donc pas le moindre centime avec Modere, tout en connaissant quand même la société de l’intérieur.

Si vous souhaitez connaitre un avis franc, honnête et non influencé par un quelconque conflit d’intérêt, je vous invite à continuer votre lecture.

Quel est le mode de distribution des produits ?

La marque n’a pas de boutique “physique”, elle est distribuée uniquement via son site internet et grâce a ses “Social Marketers“. Pour faire simple, les “social marketers” (que j’abrégerai maintenant “SMa” pour plus de simplicité) sont les vendeurs et vendeuses Tupperware 2.0. Grâce à leurs réseaux personnels les SMa distribuent les produits de la marque.

Plus besoin de “réunions à domicile” démodées, plus besoin de se déplacer, de passer soi-même les commandes et de livrer les client•e•s : les SMa travaillent sur Internet en faisant la promotion des produits Modere (via des groupes Facebook, sur Instagram, ou même des blogs ou des chaînes Youtube). Les ventes sont identifiées à chaque SMa grâce au code promo individuel “-10€” (différents pour chaque SMa) et les client•e•s passent leur commande directement sur Internet (et sont livré•e•s à domicile).

Quelles sont les valeurs de Modere ?

Quand on entre chez Modere, on comprend très vite qu’avant de vendre les produits, nous vendons un véritable lifestyle. Les SMa n’ont que deux mots à la bouche : “live clean“, c’est-à-dire “vivre sainement” ou “une vie saine“. C’est le véritable crédo de Modere : permettre à tous les foyers d’avoir accès à une gamme complète de produits “””sains””” (du gel douche au complément alimentaire, en passant par la lessive, le produit vaisselle, les cures “détox” ou le dentifrice) et tout cela en respectant sa santé ainsi que l’environnement.

La marque Modere se dit très engagée :

  • pour l’écologie (packagings entièrement recyclables, usines alimentées à 100% par l’énergie éolienne, label “””mieux que bio””” etc.)
  • pour la santé de ses client•e•s (compositions saines, retrait de plus de 3000 ingrédients cosmétiques controversés, contrôle qualité à toute épreuve etc.)

Maintenant que vous connaissez les informations essentielles en ce qui concerne Modere, je vais vous laisser visionner le reportage de “On n’est pas des pigeons“, si vous le souhaitez (vous pouvez aussi passer directement à la suite).

Pour vous dire rapidement ce que j’en pense : il y a du vrai et du faux dans cette chronique, ainsi que beaucoup de raccourcis et d’inexactitudes (tout cela, je le développe juste après) !

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=CRsH-vxw4BQ&w=560&h=315]

Partie 1 : Mes réactions au reportage

Dans cette première partie, je vais m’attarder sur les points qui m’ont particulièrement fait tiquer dans ce reportage. Comme je le disais plus haut, il y a du vrai dans la chronique et malgré les très lourdes exagérations (que je rectifierai aussi) Modere est bien loin d’être une société irréprochable. Dans une seconde partie, je détaillerais davantage les raisons qui m’ont personnellement poussées à stopper mon activité. Allez, pas plus de blabla, je démêle le vrai du faux de cette chronique !

1. Le marketing de réseau

La première chose qui m’a vraiment soûlée dans cette chronique, c’est le ton volontairement très alarmiste et catastrophiste des journalistes et plus particulièrement de la femme blonde au tout début du reportage (celle qui lit la lettre anonyme d’une famille inquiète). De tout, les journalistes veulent faire du sensationnel. Entendons-nous bien, Modere n’est pas une société toute blanche, mais j’ai vraiment l’impression qu’on ne peut plus voir un reportage télévisé de ce genre sans que tout n’y soit totalement exagéré.

Pour la faire courte (et cela a été dit un peu plus loin) le marketing de réseau comme il est pratiqué par Modere est totalement légal. Il faut bien faire la différence entre le MLM (marketing de réseau) et ce que l’on appelle vulgairement un système pyramidale : ces deux notions sont très souvent confondues.

Une société de MLM devient un système pyramidal lorsque l’argent que gagnent les partenaires vient davantage des nouveaux partenaires recrutés que de vrais clients. En gros, dans un système pyramidal, votre job sera surtout de recruter de nouvelles personnes pour leur faire acheter le pack de démarrage (car c’est plus rentable), plutôt que de chercher des client.es. Ca, c’est un système pyramidal (et c’est illégal). Pour être légale, une société de MLM doit veiller à ce que la plus grande partie du salaire d’un partenaire (ou SMa) viennent de ses clients, et non pas des commandes des personnes de son équipe.

2. La pression sur les social marketers (SMa)

Le deuxième point qui me fait réagir est cette espèce de “pression” sur le jeune homme récemment recruté chez Modere, que fait ressortir la lettre. Le social retail est une activité totalement indépendante et surtout sans obligation de résultat (cela n’en fait pas une activité facile pour autant). Notre parrain ou marraine nous aide et nous accompagne dans notre développement, mais nous ne lui devons absolument rien. Chacun•e avance à son rythme ou choisit d’arrêter quand il ou elle le souhaite, comme c’est mon cas aujourd’hui. Je ne comprends pas vraiment en quoi le jeune homme dont il est question dans cette lettre anonyme puisse être sous pression. Je ne peux pas être certaine de ce que j’avance, mais je pense très sincèrement que cette pression ne vient pas de Modere, mais peut être expliquée par différentes choses :

  • La famille du SMa se fait peut-être de fausses idées et interprète mal l’enthousiasme du jeune homme.
  • Peut-être que c’est le SMa lui même qui se met énormément de pression pour réussir (c’est ce qui me semble le plus plausible).
  • La dernière explication est que le SMa ai été recruté par le ou la pire des mentors que l’on puisse imaginer, et que ce dernier ou cette dernière ne lui mette délibérément la pression. J’espère de tout coeur que ce n’est pas le cas, et cela fait une parfaite transition pour le point suivant.

3. Le facteur humain

L’avantage des sociétés de MLM réside dans l’accessibilité de leur activité : comme ils s’en vantent très souvent, tout le monde peut le faire. Et tout le monde, cela signifie les personnes bien intentionnées tout comme celles qui malheureusement ne le sont pas.

En entrant chez Modere (où toute autre société légale de MLM), vous jouez un peu à la loterie. Votre parrain/marraine pourra être tout à fait fantastique (cela a été mon cas) ou au contraire, avoir de mauvaises intentions.

J’en veux pour preuve cette formatrice qui lors de sa réunion d’information encourage les nouveaux partenaires à faire du copier/coller. Mon parrain ne m’a jamais encouragé à faire cela, bien au contraire, il m’a déconseillé de pomper le travail des autres et m’a encouragée à être la plus authentique possible et à faire ressortir ma véritable personnalité.

Mon parrain est une personne pour qui l’éthique est très importante : c’est avant tout un ami que je connaissais déjà avant de me lancer dans Modere avec lui. Cela fait toute la différence. J’ai toujours eu confiance en lui, alors que certaines personnes qui organisent des formations chez Modere n’en sont pas systématiquement dignes.

Une formatrice très renommée chez Modere (la fameuse jeune fille de 21 ans qui gagne 30 000€ par mois dont il est fait allusion dans le reportage) a monté sa communauté en organisant de faux concours sur son groupe Facebook.

Méthode très simple et efficace : organiser un concours avec un lot d’une valeur de 150€ à gagner où la participation consiste à ajouter 100 membres au groupe privé. C’est un gros lot, donc il est probable que beaucoup de personnes participent et que les personnes ajoutées lors du concours participent à leur tour et ajoutent à nouveau 100 personnes. Si seulement 10 personnes participent (et croyez moi, il y en a davantage que 10), c’est pas moins de 1000 nouvelles personnes sur le groupe (1000 clients potentiels attirés sur le groupe).

Pour ne pas se faire percer à jour, la demoiselle en question truque le tirage au sort et fait gagner une de ses recrues (un autre SMa qui possède déjà chez lui le produit Modere à gagner. Le faux gagnant pourra donc prendre un selfie tout sourire, en tenant le lot (qui on le rappelle n’est pas un vrai lot) et le poster dans le groupe de la formatrice en disant “ouais trop génial, produit bien reçu, vous pouvez faire confiance à Machine“). De cette manière, le faux gagnant montre aux autres membres que la demoiselle est “digne de confiance” et au prochain faux concours, encore plus de personnes participeront en pensant réellement pouvoir gagner un énorme lot.

Et voilà comment faire grossir un groupe Facebook en deux temps trois mouvements. C’est grâce à cette technique de faux concours que cette formatrice a gagné autant d’argent si vite et fait aujourd’hui partie du Top France Modere. Elle encourage très fortement ses recrues à faire de même pour gagner vite et beaucoup. J’en sais quelque chose, puisqu’elle vante les mérites de cette techniques dans ses formations et ses conférences.

Mais où est l’éthique là dedans ? Nul part. Beaucoup de formateurs et formatrices ne trouvent pas cela normal et le font très largement savoir, à commencer par Moha le numéro 1 France (qui est devenu “1er France” sans jamais faire cela), ainsi que mon parrain et beaucoup d’autres.

Je pense que vous voyez où je veux en venir : il y a de tout chez les partenaires Modere, du bon comme du mauvais et je ne pense pas que l’on puisse mettre toutes les mauvaises pratiques de certain.e.s partenaires sur le dos de la société.

Chacun.e devrait se concentrer sur le positif, comme le font mon parrain ou Moha, chacun.e devrait toujours garder à l’esprit qu’il est important de se développer en gardant l’éthique comme ligne de conduite. J’ai eu la chance de tomber sur un super formateur qui m’a beaucoup aidé, pas seulement pour Modere, car ses enseignements (notamment en développement personnel) m’ont été très utiles dans beaucoup de domaines.

4. Les formations chez Modere

Abordons maintenant le problème des formations chez Modere. Dans le reportage, Lou-Marine (la jeune fille infiltrée) met bien en avant le fait qu’elle a été quasi livrée à elle-même alors qu’elle débutait son activité de SMa.

Sur ce point, je vais faire court et concis : son expérience est aux antipodes de la mienne. S’il y a bien une chose que j’ai apprécié chez Modere, c’est la qualité des formations vidéos. Les formations sont très nombreuses et complètes : des heures et des heures de vidéos qui abordent toutes les facettes du métier de SMa. Comment bien débuter son activité, marketing d’attraction, réseaux sociaux, marketing de réseau, renforcement vente, démarches administratives, focus sur les produits… Tout y passe.

Ces formations sont gratuites (accessibles sur un site internet qui n’est même pas verrouillé ni par un mot de passe, ni par le besoin de se connecter : l’URL est publique). Tous les dimanches, une conférence en ligne (gratuite elle aussi) est diffusé via Zoom et Facebook et vous tient informé.e des actualités de la marque, des nouveaux produits ou encore aborde des thèmes de développement personnel et de motivation. Chaque matin, du lundi au vendredi, mon parrain poste une vidéo d’environ 10 minutes avec des conseils pour bien se développer ou des actus (sur le site de formation vidéo).

Soyons honnête, combien de société de MLM font payer les formations à leur recrues ? Un paquet, mais pas Modere. Honnêtement, je n’ai quasiment rien à redire sur leurs formations et l’accompagnement des SMa et je ne comprends vraiment pas ce qui a bien pu foirer dans le parcours de Lou-Marine pour qu’elle soit à ce point délaissée.

Le seul défaut des formations selon moi vient du fait que la partie qui aborde en détail les produits est beaucoup trop succincte. Tous les produits ne sont pas abordés (ou pas encore) et chaque vidéo dure moins de 5 minutes. Trop court pour vraiment connaître un produit (rappelez vous les conneries que racontait la femme qui organisait l’atelier “soin du visage”…) Voilà un premier point à améliorer chez Modere.

Voilà pour les points à éclaircir. Jusque là, j’ai été très “élogieuse” mais croyez moi ça ne va pas durer. Je n’ai fait que rectifier les points erronés du reportage, car même si j’ai souhaité quitter Modere, personne n’est tout noir ou tout blanc. Cette société a comme toutes les autres, du bon mais aussi du mauvais. Voici donc les raisons qui m’ont fait fuir Modere.


Partie 2 : Pourquoi j’ai décidé d’arrêter Modere

Modere semble pleine de bonne volonté et vouloir révolutionner pleins de choses, mais malheureusement pour moi, cela reste très insatisfaisant. Voici pourquoi je ne souhaite plus promouvoir cette marque à l’avenir.

1. Le trop d’enthousiasme

L’intitulé de mon paragraphe pourrait prêter à sourire, mais le côté trop enjoué ou plutôt le sourire fake fait bien parti des choses qui m’ont toujours énervées. Dire qu’une crème de nuit va changer votre vie, dire que votre vie n’est plus la même grâce à un nouveau shampooing : ça va bien 5 minutes ! Chez Modere, tout le monde est beaucoup trop content, beaucoup trop enjoué pour que cela ai l’air sincère.

Cela m’énerve, car être toujours content, toujours avoir la “happy face” peu importe les événements, ça veut aussi dire mettre les problèmes sous le tapis. Pour moi, parler de ce qui ne va pas est tout aussi important que de parler de ce qui va bien : pour régler un problème il faut commencer par le verbaliser.

Très souvent, j’ai remarqué que lorsque je soulevais un problème, on me reprochait directement (et parfois de façon assez virulente) de “ne pas être assez motivée” ou de “ne pas assez y croire” ou encore de “ne pas faire assez confiance en Modere“, plutôt que de discuter du problème dont je parlais. A la longue, c’est énervant. En plus de retourner la situation en disant que le problème vient de moi, cela laisse la question initiale en suspend et ne règle rien.

2. Les produits de mauvaises qualité et les mensonges

Tout ce qui est dit dans le reportage quant à la composition des produits est vrai : la présence de phénoxyéthanol alors que Modere prétend ne pas en utiliser, les mensonges sur les produits, le soit disant “label mieux que bio”… Tout cela n’est que mensonge. C’est une des deux raisons principales qui me poussent à arrêter mon partenariat.

Étant donné que la composante “saine” des produits est un des principaux arguments de vente, je ne peux pas cautionner cela. J’en veux pour exemple les analyses de composition de plusieurs produits Modere ci-dessous :

Composition des produits analysée avec l’application INCI Beauty, que je vous conseille vivement !

Pour une société si “clean“, les compositions sont réellement médiocres. La qualité n’est en rien suffisante pour justifier tout ce ramdam “live clean” et encore moins cette prétention d’être “mieux que bio” ni de prétendre proposer des produits sains et safes. 

Le pire, c’est qu’il n’y aurait pour moi pas le moindre problème si Modere vendait les mêmes produits, mais sans mentir et surtout sans prétendre être une marque exemplaire. Pour moi, c’est n’est ni plus ni moins qu’un nouvel exemple de greenwashing.

Le plus choquant selon moi reste le fait que certains des “3000 composants controversés que Modère a choisit de retirer des produits” … soient parfois présents dans leur composition. C’est purement scandaleux.

3. La majorité de produits non-végans

Et voilà le plus gros point noir du tableau. La marque est bien cruelty-free, mais je savais depuis le début que tous les produits n’étaient pas végans. J’ai longuement hésité à me lancer à cause de ce point, mais mon parrain m’a définitivement convaincu en me disant que “la majorité des produits de la marque sont végans, et comme tu es indépendante, tu peux tout à fait choisir les produits que tu vendras. Certes tout n’est pas végan, mais les exigences sur la compo et les standards écologiques sont si énormes qu’on peut faire cette concession et choisir les produits que l’on vend.”

Mais comme on vient de le voir, pour la compo ce n’est pas la joie, et après avoir épluché le catalogue plus en détail, les produits végans ne sont pas du tout majoritaires. Moins de la moitié sont végans, et plusieurs best seller ne le sont pas. Embêtant.

En discutant (toujours avec mon parrain) celui-ci me dit que Modere est une marque tellement tournée vers l’éthique et l’avenir qu’il est fortement probable qu’elle tende vers le véganisme dans le futur. Seulement voilà, à en voir les lancements produits de ces derniers mois, on ne peut qu’en douter : composants issus du broyage de poissons, carapaces de crustacés et j’en passe… Peut-être que Modere se fout de nos océans et de ses habitant.e.s…

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair et que vous avez apprécié de lire un article franc sur cette marque. J’ai cherché longuement sur internet et aucun autre article que le mien ne l’est. Tout ceux que j’ai trouvé était écrit par des social marketers.

Je n’ai pas pu tout dire dans ce post, car il aurait été beaucoup trop long, mais je serais ravie de répondre à toutes vos questions en commentaires.

Bisous les carencé.e.s ❤️

Le jour où j’ai vu leurs émotions de mes propres yeux

Le jour où j’ai vu leurs émotions de mes propres yeux

Les animaux capables d’émotions ou de sentiments ?

Même si toute ma vie j’ai su que les animaux non-humains ressentaient la douleur, j’avais toujours eu un léger doute quant à leur capacité à ressentir des émotions, comme nous humains et humaines le pouvons. Comment savoir ? Comment être certaine de cela malgré cette barrière du langage qui nous sépare ? De toute manière, là n’était pas la question pour moi. Que les animaux n-h puissent ou non ressentir des émotions ou même des sentiments n’entrant absolument pas en ligne de compte quant à ma manière de les traiter, j’ai tout de même fait le choix de leur porter le même respect et la même bienveillance que je porte à ma propre espèce. J’ai donc continué mon chemin vers le véganisme, l’antispécisme, le militantisme puis l’activisme sans me préoccuper particulièrement de cette question : jusqu’à ce qu’un beau jour, la preuve me tombe sur le coin de la gueule sans que je ne m’y attende.

Les sanctuaires, une priorité pour la cause animale

C’est arrivé il y a un peu moins d’un an, dans un sanctuaire du nord de la France où je me rends occasionnellement en tant que bénévole. Dans cet endroit merveilleux que je garderai secret dans cet article (pour des raisons de confidentialité) vivent une petite centaine de rescapé.e.s de l’exploitation animale, ainsi qu’une poignée de personnes extraordinaires consacrant leur vie entière à s’en occuper. Des lieux comme celui-ci sont essentiels à la lutte antispéciste pour la libération animale. Sauver des animaux n-h est une chose, encore faut-il être présent.e et retrousser ses manches pour prendre soins des êtres libérés : troquer tracts et pancartes pour des bottes, des gants et un bleu de travail. En tant qu’activistes, aider dans les refuges devrait être une de nos plus grande priorité pour offrir à nos protégé.e.s cette vie paisible, sereine et épanouissante tant méritée.

Malgré cet aspect paradisiaque, la vie au sanctuaire n’est ni simple ni rose, à l’instar des histoires de vie des pensionnaires. A l’horreur de l’exploitation animale “traditionnelle” que tout le monde considère comme “normale”, s’ajoute souvent d’abominables histoires de maltraitances sévères, de mutilations ou d’agressions.

Rose

Ce fut le cas pour Rose, une brebis sauvée de la mort in extremis par le sanctuaire. Elle a vu le jour comme esclave dans un élevage et a été maltraitée par ses oppresseurs. Officiellement ? Ils lui ont roulé dessus en tracteur. Rose a survécu, mais depuis ce jour elle est totalement paralysée des deux pattes arrières : impossible de se déplacer, impossible de se tenir debout et surtout, impossible pour elle d’avancer sans assistance dans le couloir de la mort pour être abattue (vu qu’elle n’est désormais rien de plus qu’un déchet à cause de son handicap). Considérée comme un véritable fardeau demandant davantage de soins, d’attention et de temps que son cadavre ne rapporterait d’argent, les fermiers qui l’exploitaient n’eurent pas de meilleure idée que de la laisser en pâture vivante à des chiens de chasse. Heureusement, le sanctuaire parvint à convaincre les fermiers de les laisser adopter Rose.

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Des liens indestructibles

Une nouvelle vie s’offrait à elle malgré la gravité de ses blessures : une vie paisible et sereine, une vie remplie d’amour et de l’affection des autres animaux, humains comme non-humains. Petit à petit, des relations proches se créèrent entre Rose et plusieurs autres rescapé.e.s, plus particulièrement avec John, un tout jeune veau lui aussi recueilli dans des conditions atroces.

Rose ne pouvant pas bouger, John venait à elle, se couchait à ses côtés et passait une bonne partie de son temps à prendre soin d’elle. Nous l’avons déjà vu attraper des boules de foin frais dans sa bouche et la déposer devant Rose, faisant plusieurs allers et retours puis se coucher à nouveau à côté d’elle. Ces attentions étaient très belles à voir, tout comme leur amitié était touchante.

Les difficultés des sanctuaires

Malheureusement et en dépit de tous les efforts pour soigner Rose, améliorer sa condition de vie et soulager ses douleurs, son état général empirait. De nouvelles plaies apparaissaient en raison de sa mobilité très réduite et sa patte avant gauche commençait à nécroser. Nous avons tous et toutes essayé de soulager ses souffrances du mieux que nous pouvions. Nous l’avons portée, soignée, nous avons pansé ses plaies et malgré tout, elle souffrait toujours.

Tout s’est arrêté du jour au lendemain. La veille au soir, Rose refusa son repas et n’accepta pas non plus de boire, ce qui est très mauvais signe pour une brebis. Mon père (berger dans sa jeunesse) m’a toujours raconté que les moutons choisissent de mourir quand leur vie devient trop dure à supporter en raison d’une maladie ou d’un stress. Un jour, elles refusent eau et nourriture, se couchent sur le dos la nuit suivante et laisse la fermentation faire le reste. Le lendemain, elles sont gonflées et meurent dans la journée. C’est exactement ce qui arriva pour Rose. Le lendemain matin, nous l’avons retrouvée gonflée et avons tenté de la masser, en vain. En début d’après-midi, c’est arrivé. Nous sommes passés dans sa cabane une énième fois et elle nous y attendait pour mourir. Dans les bras de l’homme qui s’était donné entièrement pour la sauver, son regard s’est éteint à tout jamais.

La mort d’un animal libéré pour qui nous nous sommes tant donné est toujours un bouleversement pour les sanctuaires et leurs bénévoles, mais elle fait cependant parti des événements que nous devons savoir gérer. L’absence de Rose s’est fait sentir chez la totalité des bénévoles du sanctuaire ainsi que les animaux n-h. John en fut davantage affecté et c’est précisément sa réaction inattendue qui a changé à tout jamais ma vision des choses.

L’enterrement de Rose

A la nuit tombée, nous avons creusé la tombe de Rose et lui avons rendu hommage. Je ne vais pas m’attarder sur les détails techniques de sa mise en terre, mais au moment de sortir son corps de l’abri et de la déposer dans sa tombe, John qui se tenait jusqu’alors loin de nous (ne comprenant probablement pas le pourquoi de ce gros trou que nous creusions) nous a soudainement rejoint. D’ordinaire, John est joyeux, hyperactif voire turbulent mais ce soir-là, je ne l’avais jamais vu si éteint, si en retrait. Il s’est approché de nous, toutes et tous en cercle autour de Rose et est resté immobile quelques minutes, la tête baissée quasiment collée au sol, les yeux fixés sur le corps de Rose. Puis nous avons recouvert Rose sans que John ne bouge d’un poil.

Après la tombe rebouchée, nous sommes restés silencieux un bon moment et c’est là que John eut un comportement dont je me souviendrai toute ma vie. Toujours l’oeil triste et la tête baissée, il commença à se déplacer lentement vers sa droite pour rejoindre la bénévole la plus proche de lui. Meuglant de temps à autres, il frotta doucement sa tête contre elle, lui demandant caresses et câlins. Ce simple geste était déjà touchant en lui-même, mais John ne s’arrêta pas là et environ deux minutes plus tard, il continua sa ronde vers la seconde bénévole pour demander à nouveau caresses et câlins. Il procéda ainsi pour chaque personne se tenant autour de la tombe, en restant plusieurs minutes avec chacune d’elles, toujours en meuglant, frottant sa tête et se collant à nous. Il arriva jusqu’à moi et fit la même chose. Les jours suivants, John ne s’éloigna que très peu de l’endroit où Rose fut enterrée, y dormit même les deux premières nuit et mangea moins que d’habitude.

La mort de Rose fut un véritable choc pour moi. Elle est la première dont je me suis occupée avec autant d’espoir et d’attention à être décédée. Je pense que comme pour les pros dans le domaine de la santé, le premier décès est toujours compliqué à vivre. Ce fut le cas pour moi, mais j’ai voulu rester forte pour toutes celles et ceux qui souffraient davantage que moi et qui avait besoin de mon soutien. Aujourd’hui, je me console en sachant que Rose ne souffre plus, qu’elle est soulagée et n’est plus soumise ni à l’exploitation de l’Homme ni à son handicap causé par ce dernier. Malgré ma peine pour Rose, c’est bien la réaction de John face à son décès qui m’a réellement bouleversée cette nuit là et m’a fait fondre en larme. Dorénavant, je ne sais pas comment je réagirai lorsqu’une énième personne me soutiendra que les animaux n-h sont incapables de sensibilité et d’émotions. Comment ces personnes, qui n’ont pour la plupart jamais passé la moindre journée en compagnie d’un animal n-h, pourraient comprendre cela alors que beaucoup vont même jusqu’à douter de leur capacité à ressentir la douleur (alors que celle-ci est largement documentée scientifiquement) (1)(2) ?

Les rencontrer réellement

De cette soirée si triste mais pleine de signification, j’ai retenu une chose : pour comprendre les animaux n-h, pour saisir la subtilité et la richesse de leur langage, il est nécessaire de les rencontrer. Par là, j’entends bien évidemment une réelle rencontre d’individu à individu et non d’individu à produit consommable. Il est facile pour les pros de la filière cadavre de se détacher et de mettre une barrière pour se séparer de l’animal n-h quand on le considère comme un produit, ou que l’on ose même appeler son cadavre du “minerais” (3). Je pense même que cela est une condition sinequanone pour ne pas se détruire psychologiquement en réalisant ce métier. Ça prétend aimer leurs animaux (et je peux concevoir que ce soit dit en toute bonne foi) mais si cela était vraiment un amour réel, les animaux n-h ne seraient pas envoyés à l’abattoir. L’amour, c’est vouloir le bien de l’autre, pas sa mort.

Je ne peux que conseiller à toute personne portant un minimum d’intérêt aux animaux de se rendre dans un lieu qui pourra offrir une réelle rencontre entre vous et l’animal. Pas dans un zoo qui de par ses grilles, ses murs, ses vitres et ses cages vous empêchent de le comprendre et d’échanger réellement avec lui. Pas dans un cirque ou un delphinarium qui n’ont aucune notion de pédagogie. Pas dans une ferme pédagogique qui ne fait que refléter une vision fantasmée de l’élevage, un élevage à la française qui n’existe presque plus aujourd’hui et qui ne présente l’animal que comme un objet. Encore moins dans un élevage qui pousse les précédentes caractéristiques à leur paroxysme.

Allez à leur rencontre dans un endroit où vous serez à même de passer des heures entières avec un seul individu, car c’est le seul moyen de saisir l’entièreté de son caractère et de sa personnalité. Ce n’est qu’en ayant un véritable contact avec les animaux n-h qui sont habituellement destinés à être consommé que vous vous rendrez compte que les cochons, les vaches, les moutons et j’en passe, ont tout autant de personnalité que vos chiens ou vos chats. Tout comme l’être humain, ils ont des personnalités radicalement différentes selon les individus et sont capables d’émotions. Des exemples comme celui de John et Rose, je pourrais maintenant vous en citer des dizaines maintenant que j’ai appris à voir les animaux non-humains différemment. Rencontrez-les vraiment, vous aussi ! ❤️


Bibliographie

(1). P. Le Neindre, R. Guatteo, D. Guémené, J.-L. Guichet, K. Latouche, C. Leterrier, O. Levionnois, P. Mormède, A. Prunier, A. Serrie, J. Servière. (2009). Douleurs animales : les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage. Expertise scientifique collective, synthèse du rapport, INRA (France), 98.

(2). M. Faure, V. Paulmier, A. De Boyer Des Roches, A. Boissy, E.M.C. Terlouw, R. Guatteo, J. Cognié, C. Courteix, D.Durand. (2015). Douleur animale. Evaluation et traitement de la douleur chez les ruminants. INRA Prod. Anim., 28 (3), 231-242

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Dans cet extrait du rapport d’expertise de l’INRA sur l’identification de la douleur animale, vous aurez le plaisir de constater que même l’INRA ne peut s’empêcher de casser du sucre sur le dos des abolitionnistes : 1. en les qualifiant de radicaux, 2. en sortant des débilités sur notre “volonté de couper tout contact avec les animaux” (100 % faux) 3. en les accusant de façon foireuse et à moitié dissimulée d’avoir recours au sophisme de l’appel à la nature.

(3). Pour faire simple, on nomme dans l’industrie agroalimentaire “minerai de viande” un mélange de chute de viande issue de la découpe de l’animal. Ce mélange est utilisé dans les préparations contenant par exemple de la viande hachée. “Le minerai de viande au coeur de la polémique

Les extrémistes 269 Libération Animale maltraitent les animaux ! – Actu antispé #1

Les extrémistes 269 Libération Animale maltraitent les animaux ! – Actu antispé #1

Bonjour les carencé.e.s !

Jeudi 5 juillet, l’association 269 Libération Animale a sauvé la vie de Charlotte. Extraite par les activistes antispécistes de l’abattoir de Tielt (déjà bien connu pour ses cas de maltraitance), elle a ensuite été accueillie au sein d’un sanctuaire où elle pourra enfin retrouver son droit le plus fondamental : vivre sereinement, en sécurité, sans craindre la mort et sans être exploitée et maltraitée.

Voici ce qu’est une véritable maltraitance animale.

Il était évident que beaucoup trouveraient à redire sur cette action de sauvetage, à commencer par les acteur.rices de la filière cadavre. En tant qu’activiste, on ne peut qu’être habitué.e à ces réactions défensives. Malgré cela, très peu de personnes peuvent prétendre à un niveau d’indécence aussi élevé que celui du ministre flamand “du Bien-Être”, Mr Ben Weyts qui le jour même de l’action, déclara dans la presse :

On dépasse toutefois les bornes quand on traverse toute la France pour dénoncer de la maltraitance animale à laquelle on finit soi-même par s’adonner. Il nous est permis de croire que le Parquet poursuivra. Nous avons établi un PV et l’avons ajouté au dossier du Parquet.” Ben Weyts

Vous avez bien lu. Le ministre du “Bien-Être” flamand accuse clairement les activistes de 269LA de “maltraitance animale”, principalement à cause de la façon dont s’est déroulé le sauvetage de Charlotte, dont l’évacuation de l’abattoir a bien évidemment dû être la plus rapide possible.

Un simple visionnage du live de l’action de 269LA suffit pour se rendre compte de l’absurdité de ces accusations de “maltraitance animale” soit disant commises par les activistes. Un sauvetage n’est jamais simple, a fortiori lorsque les employé.e.s de l’abattoir sont présent.e.s et qu’il faut agir vite. Même dans le cas où vous trouveriez leurs gestes trop “brusques”, il est important de remettre les faits en perpective. Charlotte n’a connu qu’une triste vie d’exploitation et était destinée à l’abattage puis à la transformation de son cadavre en jambon, de ses os, de sa peau, de ses pieds, tendons et cartilages en gélifiant pour bonbons et que sais-je encore… Dans ces conditions, les personnes qui ont sauvée Charlotte sont-elles vraiment le problème principal ? Ma réponse est non. On ne peut reprocher décemment à des activistes d’avoir sauvé un individu innocent en prétextant une fausse brutalité, qui de toute manière serait bien moindre comparée à l’horrible sort qui attendait Charlotte. En voudriez-vous à la personne qui vous attrape un peu trop brusquement pour vous sortir d’un incendie ? En voudriez-vous à celui ou celle qui vous sauve, qui vous met hors de danger pour vous offrir une vie paisible ; alors que tout ce que vous auriez connu jusqu’à présent n’est qu’exploitation et souffrance ?

Une mauvaise foi à toute épreuve

Ce qui me révolte le plus et me motive à écrire cet article alors même que je ne fais pas partie de 269LA et ne partage pas certaines de leurs idées stratégiques, c’est bien la mauvaise foi totale du ministre Ben Weyts, ainsi que de toutes les personnes qui osent accuser une association animaliste de “maltraitance animale”.

Comme on le constate dans beaucoup de luttes sociales, il est beaucoup plus facile de pointer du doigt les personnes qui dénoncent plutôt que de regarder les choses en face. Encore une fois, plutôt que de se concentrer sur l’exploitation, la souffrance et la mort des animaux non-humains, ce sont les activistes ainsi que toutes les personnes qui se battent contre ces oppressions qui deviennent le problème principal.

De plus, les critiques de 269LA ont la mémoire courte, et une attention très sélective. Quelle hypocrisie de reconnaître la maltraitance animale uniquement quand cela les arrange ! Ces personnes et plus particulièrement BW s’offusquent que des activistes attrapent un cochon pour le mettre en sureté, mais j’ai une question pour elleux ! Combien de cochons arrivent déjà mutilés à l’abattoir ? Combien de cochons arrivent épuisés, affamés, déshydratés ou DÉJÀ MORTS dans les bétaillères à cause des conditions de transport désastreuses ? Et quand bien même, l’abattage n’est-il pas le summum de la maltraitance ?

Où se trouve vraiment la maltraitance ? Du côté des activistes antispécistes qui avec courage viennent sauver un individu innocent en l’attrapant fermement ? Ou plutôt du côté de celles et ceux qui font naître inutilement dans le seul but de tuer, qui enferment, qui mutilent, qui castrent à vif, sectionnent les queues des cochons à vif, qui exploitent, qui oppressent en prétendant aimer leurs victimes, qui envoient à l’abattoir, qui font tuer ou tuent directement ? Mr. Weyts tenterait-il de nous faire croire que Charlotte n’aurait pas été maltraitée si elle n’avait pas été sauvée par 269LA ?

Je vous laisse méditer sur ces questions. Le sauvetage de Charlotte me remplit de joie et d’espoir. Une innocente a été sauvée de ce système spéciste, et je pense aussi à toutes les autres victimes…

Source :
RTBF.be : Activistes antispécistes à l’abattoir de Tielt: le ministre Weyts les accuse de maltraitance animale.
Photo à la une : L214 – Ethique et animaux.

A propos des “bobos végans citadins”

A propos des “bobos végans citadins”

S’il y a bien un cliché à la peau dure en ce qui concerne les végan.e.s, c’est bien celui ci : le bobo des villes qui n’a jamais posé le pied dans une ferme. A mon humble avis, il n’existe pas le.la moindre végan.e ayant échappé à cet infâme supposition que pas mal de carnistes utilisent comme “argument”.

Les carnistes propagent le cliché du “bobo végan citadin” car pour elleux, l’idée qu’une personne “du métier” puisse remettre en question l’exploitation animale est bien trop dangereuse. Un.e connaisseur.euse serait bien trop pertinent.e et mettrait à mal la pérennité de leur “travail d’exploitation”, de leurs croyances et de leur vie en général. Bien des études de psychologie cognitive ont montré qu’une telle remise en question est extrêmement coûteuse psychologiquement, or le cerveau humain aime s’économiser. C’est par ces processus “d’économie d’énergie” (autrement appelés “catégorisation”) que naissent les stéréotypes, les préjugés, puis les discriminations en général qui découlent de ces derniers (si le sujet vous intéresse, j’ai pleins d’auteurs, de livres et d’études à vous recommander). Plutôt que de chercher à comprendre réellement un concept, on le classe dans une boîte à la va vite. Plus ce concept est en opposition avec notre vie, nos valeurs et nos croyances, plus on le rejette en bloc, plus on l’écarte rapidement du train de notre pensée, et plus le travaille de “compréhension” est superficiel. Si les idées antispécistes font leur chemin (non sans mal) auprès de la population générale “tout-venant”, elles bousculent bien trop les valeurs sur lesquelles les éleveur.euse.s ont construit leur vie entière pour que ces dernier.ère.s les accueillent avec bienveillance et ouverture, et cela peu importe la teneur de notre discours, notre ton ou les pincettes que nous prenons avec elleux. Par conséquent, ielles préfèreront faire tout ce qui est en leur pouvoir pour rabaisser l’intellect des antispécistes, et crier à qui veut bien l’entendre qu’aucun.e végan.e n’a jamais posé un pied dans une ferme (ce qui est statistiquement impossible) et propagent des lieux communs comme la B12 ou encore le mythe du “cerveau mou” des végés. Petit scoop pour elleux : le cerveau humain EST mou. Il s’approche de la texture d’un yaourt ferme quand on plonge un doigt dedans. C’était le fun fact du jour.

Cette faible “défense” par la dépréciation de l’autre (physique ou intellectuelle) s’observera tout aussi aisément chez les circassien.ne.s : les antispécistes dénonçant l’exploitation des animaux dans les cirques seraient également des “bobos qui ne connaissent rien aux animaux”. Chez eux aussi, les professionnel.le.s en reconversion deviennent des cibles à abattre. C’est probablement pour cette raison qu’André Joseph Bouglione inspire tant de réactions de haine et de violence de la part de ses “collègues” ; et que les éleveur.euse.s en transition vers le véganisme et/ou l’agriculture bio-végétale ébranlent tant les carnistes.

En se plaçant deux minutes dans leurs bottes, on imagine aisément qu’il est bien plus facile pour elleux de tenter de discréditer le végéta*isme, le véganisme et l’antispécisme plutôt que se remettre en question. Malheureusement (pour elleux) les consciences évoluent, le véganisme et l’antispécisme touchent de plus en plus le cœur des gens ; non sans ébranler le petit quotidien des exploitant.e.s. C’est en suivant cette logique que certain.e.s d’entre elleux deviennent mille fois plus haineux que les “smash moderate vegans” ou que d’autres atteignent à un tel abrutissement qu’ielles nous assurent avec une “rigueur scientifique qui leur est propre” qu’il n’existe pas le.la moindre végan.e dans le Limousin, ou le Cantal (selon elleux car ces régions de France sont davantage “marquées” par l’élevage). WTF. Encore une fois, ce ne sont que des propos très facilement debunkables (rien que par ma simple liste de contacts).

Ne vous énervez pas lorsqu’un.e carniste est en flagrant délit de “défense fallacieuse”, de mauvaise foi ou en proie à des mécanismes de défenses si forts qu’ielles seront de toute manière hermétiques à toute discussion sérieuse et ouverte ; peu importe la rationalité de vos arguments. Face à des personnes qui de toute manière n’auront aucune oreille attentive, ou uniquement une “fausse” écoute pleine de mauvaise foi, répondre par du love est ce que nous pouvons faire de mieux. Rien n’énerve plus un.e rageux.euse que de recevoir de l’amour en réponse à sa haine. ♥️