Vidéo : les retards de diagnostic chez les femmes autistes

Vidéo : les retards de diagnostic chez les femmes autistes

Cet article est à l’attention des personnes étant plus à l’aise avec la lecture qu’avec une vidéo YouTube. Le texte qui suit est une retranscription quasi identiques en tout point de ma dernière vidéo à propos des retards de diagnostic chez les femmes autiste (en fait, il s’agit du script que j’ai suivi pour filmer la vidéo). Je vous souhaite une excellente lecture (celle-ci ne devrait pas excéder les 15 minutes environ).

Pour consulter la vidéo : suivez ce lien.

Pour cette première vidéo intégralement consacrée à l’autisme, je vais répondre à la question qu’une personne m’a posé sur Curious Cat. Je me suis dit que j’allais faire ça un peu plus souvent, pour les questions que je trouve intéressantes et qui méritent un peu plus qu’un tweet pour y répondre (et pas seulement sur l’autisme d’ailleurs, tous les sujets sont les bienvenus). Si vous être plus à l’aise avec un article écrit qu’avec une vidéo, sachez que j’ai publié ce script sur mon blog. Le lien de l’article se trouve en description. La question d’aujourd’hui nous vient d’Aelys, 18 ans, qui nous dit :

« Salut, je t’écris parce que tu es concernée donc tu peux peut-être me donner ton avis. Beaucoup de personnes me disent que je suis peut-être autiste, notamment à cause de certaines crises d’angoisses que j’ai faite à cause de sons forts, répétitifs, de lumières fortes clignotantes et rapides, d’une forte présence de monde, ou alors parce que j’ai de bonnes capacités de réflexion, ou aussi à cause de mes difficultés avec le contact social, et à comprendre certains codes sociaux. Bien évidemment je vais pas m’autoproclamer autiste parce que des gens m’ont dis que je l’était peut-être, je vais aller consulter une psychiatre spécialisée, mais la question que je me pose, c’est qu’aujourd’hui j’ai 18 ans, et c’est vraiment possible de vivre 18 ans sans se rendre compte qu’on est autiste ? Merci d’avoir pris le temps de lire ! Bonne soirée 💜 »

Aelys, 18 ans.

Déjà merci de m’écrire et de me faire assez confiance pour me confier tout ça ❤️ 

Le tableau que tu me décris fait effectivement beaucoup penser à l’autisme. Les difficultés sociales, ces crises d’angoisse qui semblent être causées par l’hypersensibilité sensorielle ou encore la difficulté à comprendre les codes sociaux… sont vraiment des signes très caractéristiques de l’autisme. Du coup, je comprends tout à fait pourquoi tes proches ont pensé ça. 

Néanmoins, il faut faire attention, parce que certains de ces signes peuvent être expliqués par d’autre troubles, c’est donc une très bonne idée d’aller voir un•e psychiatre spécialisé•e pour en avoir le coeur net. Les rendez-vous avec des pros t’aideront à y voir clair, je te souhaite d’ailleurs tout le meilleur dans cette démarche (et n’hésite pas à me ré-écrire à tout moment si tu en as besoin 🙂). 

Par rapport à ta question sur l’âge, c’est tout à fait possible d’être diagnostiqué•e assez tardivement dans la vie. De mon côté, l’autisme a été repéré il y a environ 6 mois, alors que j’avais 25 ans, donc biiiennn après mes 18 ans. Julie Dachez (de la chaine YouTube « Super Pépette », que je vous conseille), a été diagnostiquée à 27 ans. Un cas qui est assez courant aussi, c’est celui des mamans qui viennent consulter pour leur jeune garçon, et qui sont diagnostiquées en même temps que lui ! Bref, tu l’auras compris, les retards de diagnostique sont très fréquents, surtout chez les groupes sociaux moins privilégiées en ce qui concerne la santé : principalement les femmes et les personnes racisées, mais je pense que l’on peut étendre ça sans prendre trop de risque à à peu près tous les groupes sociaux discriminés.

Je vais essayer d’expliquer, ou au moins de donner des pistes de réflexion sur le pourquoi de ces retards de diagnostiques… Et pour cela, je vais inévitablement me concentrer sur le cas des femmes, car c’est celui que je connais et que je vis, mais ce n’est évidemment pas la seule approche.

LES BIAIS DE GENRE DES ETUDES MEDICALES

Déjà, comme à peu près toutes les maladies et conditions qui existent, l’autisme a d’abord été étudié avec un bais de genre. Ça signifie que les études qui ont servies à définir l’autisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, ont été majoritairement menées sur des hommes. La principale conséquence de ce biais, c’est que l’équipe de recherche va passer totalement à côté d’éventuelles différences de manifestations entre les genres. Comme ces études vont aussi servir à établir les critères de diagnostics, il est probable que les femmes soient également discriminées à ce niveau là, puisque leurs spécificités n’ont pas assez, voire pas du tout été étudiées en amont. On se retrouve donc avec des critères diagnostics qui ne correspondent qu’à une seule sous-catégorie de la population : le groupe dominant.

C’est un peu ce qui se passe pour l’autisme, même si la situation a tendance à s’améliorer grâce à la prise de parole des femmes autistes et aux études plus récentes sur le sujet. Aujourd’hui, il est admis de façon assez consensuelle que l’autisme ne se manifeste pas tout à fait de la même manière chez les hommes et les femmes. Il existe des différences assez subtiles, qui selon moi, viennent en grande partie de la façon dont nous éduquons les enfants… Je m’explique… :

L’EDUCATION SEXISTE

En tant que femme, nous sommes éduquées à intérioriser nos difficultés. Cette éducation sexiste est inconsciente la plupart du temps. Heureusement, très peu de parents ont l’envie délibérée d’éduquer leurs enfants de façon sexiste. Mais ces apprentissages sont bel et bien là, et nous conditionnent à ne pas trop faire de colère, à être douce, à être discrète et à tout garder pour nous. Conséquemment, nous faisons donc un peu moins de crise, et nous sommes beaucoup moins visibles. Attention, ça ne veut pas dire que les femmes autistes ne font pas de crise ou qu’elles ont moins de difficultés que les hommes autistes, mais seulement qu’elles ont davantage tendance à les intérioriser et ne pas les exprimer. Ainsi, certains des signes clés de l’autisme vont être masqués chez elles, elles seront donc moins repérables. 

Je me rappelle très clairement d’épisodes où à l’école, j’étais en pleins meltdown, principalement à cause d’une surcharge au niveau sensorielle, j’avais vraiment cette sensation horrible que j’allais exploser, je ne vois pas trop comment la décrire autrement. Mais au lieu d’exploser comme l’aurait probablement fait un garçon autiste, avec des cris ou des pleurs, je devenais complètement mutique. Je restais dans mon coin et je n’étais même pas capable de parler. J’étais comme figée, les yeux grand ouverts, à attendre que la crise passe. Là encore, attention, ça ne veut pas dire que les garçons autistes n’intériorisent pas certains signes ou certaines de leurs difficultés. Je ne fais que vous donner des tendances statistiques. Ces différence de manifestation de l’autisme entre les hommes et les femmes sont une première piste pour expliquer les retards de diagnostics, et l’invisibilisation des femmes autistes : mais ça ne s’arrête pas là.

LA STRATEGIE D’IMITATION

Nous sommes également très douées pour imiter nos semblables, comme des petits caméléons. Par le biais de l’observation, nous allons reproduire les conduites de nos pairs afin de nous fondre dans la masse, pour avoir l’air les plus « neurotypiques » possible. 

Par exemple : quand j’étais petite, je me suis très vite rendu compte que mes tics étaient vu très bizarrement par les autres. Du coup, j’ai appris très tôt à les cacher. Soit je les atténuais pour que les autres ne les remarquent pas, soit je les stoppais complètement, ou je les remplaçait par d’autres tics moins voyants. Par exemple, au lieu de me balancer d’avant en arrière, je me mettais à me balancer d’un pied sur l’autre, et uniquement quand j’étais débout. En procédant ainsi, je trouve quasiment la même satisfaction que m’apportent les balancements, mais en étant quasiment immobile, et donc moins repérable. Attention, ceci n’est qu’un exemple pour illustrer mon propos, mais ce n’est en aucun cas la marche à suivre. Dans un monde idéal, nous ne devrions pas avoir à masquer nos spécificités pour exister socialement. La plupart de ces spécificités sont des attitudes totalement saines qui nous permettent de nous rassurer dans des moments stressants, mais on y reviendra dans une prochaine vidéo !

LES RESULTATS SCOLAIRES

Autre point qui n’aide pas les femmes autistes à être repérées : les résultats scolaires. En général, nous sommes de relativement bonnes élèves malgré nos difficultés. Il est donc assez probable qu’aucune des personnes de l’équipe pédagogique ne remarquent quoi que ce soit. A l’école, on sera plutôt cataloguées de « timide », de « réservée », mais ça n’ira rarement plus loin que ça. S’ajoute à cela un problème que j’évoquerais surement aussi dans une prochaine vidéo : les diagnostics (à mon sens) très problématiques de HPI, de « zèbre » ou de surdoué. Je ne vais pas développer aujourd’hui car ce sujet mérite une vidéo à lui seul. Le principal à retenir étant que ces diagnostics sont très ressemblants à l’autisme, mais n’apportent quasiment aucune aide à la personne concernée, et a aussi pour effet de stopper les investigations. J’y reviendrais plus tard, mais je suis convaincue que mon autisme aurait été décelé bien plus tôt si je n’avais pas été comme « enfermée » dans une de ces trois petites cases.

LES INTERETS SPECIFIQUES SOCIALEMENT ACCEPTES 

Il a été constaté qu’en général, les filles et les femmes autistes ont des intérêts spécifiques plus « acceptables socialement » et plus « discrets » que ceux des hommes. Il est assez simple à concevoir que l’on remarque un peu moins une fille autiste qui fait une fixette sur le maquillage, le chevaux, ou les animaux en général, qu’un garçon autiste qui se prend de passion pour les plans du métro ou les trains. Mes exemples sont très clichés évidemment, et une fille autiste peut tout aussi bien avoir un intérêt spécifique pour les plans du métro, mais statistiquement, il a été constaté que les intérêts spécifiques des femmes autistes sont moins « repérables ». 

LA COMPENSATION

En plus de ces intérêts spécifiques « moins visibles », certains de nos intérêts peuvent aussi nous servir à masquer encore plus nos difficultés que nous le faisons déjà. Et là, je n’ai pas besoin de chercher très loin pour vous donner un exemple : je vais vous parler de mes études en psychologie. 

En tant que personne autiste, je n’exagère pas du tout si je vous dis que le monde social dans lequel je survie n’a absolument aucun sens. Tout comme Aelys le dit dans son message, j’ai énormément de mal à comprendre les codes sociaux, à comprendre l’implicite, le second degré, l’humour, l’ironie ou le sarcasme… On dit souvent que la partie la plus importante de la communication est non-verbale. Notre posture, nos gestes, notre regard ou notre intonation sont aussi très porteurs de sens, souvent plus que les mots eux-même. Problème : ça non plus, je n’y comprends rien, et ma propre communication non verbale pouvait parfois paraitre très chelou pour les autres… Jusqu’à ce que j’étudie la psychologie à la fac ! Pendant mes études, j’ai énormément appris sur le fonctionnement psychologique des autres et d’une certaine manière, ça m’a aidé à rattraper la plupart des acquis sociaux que je n’avais pas réussi à assimiler. Pour les personne neuro-typiques, tous ces acquis sociaux sont évidents, ils coulent de sources et sont appris quasi automatiquement, sans trop d’effort. Pour moi, ça a été un travail de longue haleine. C’est un peu comme si j’avais appris « la sociabilité » de la même manière qu’on apprendrait les mathématiques ou la physique. Rien n’a été naturel, rien n’a « coulé de source », j’ai dû tout apprendre de A à Z, comme si c’était une autre langue. Voilà, c’est un exemple parmi d’autres d’un intérêt spécifique qui peut servir à compenser les difficultés des personnes autistes. La sociologie, les sciences sociales en général ou la littérature sont aussi des intérêts spécifiques pouvant aider à compenser nos difficultés. Apprendre la psychologie m’a beaucoup servi, mais c’est aujourd’hui un obstacle pour me faire diagnostiquer officiellement, car ça a un peu trop bien fonctionné. Aujourd’hui, j’ai l’air relativement « neuro-typique », du coup, les professionnels de santé ont parfois du mal à envisager que je sois autiste. 

Mais bref, c’est un autre sujet. Je vais m’arrêter ici pour cette vidéo (qui est déjà bien assez longue). J’espère qu’elle vous a plu et surtout, qu’elle vous a servi. Aelys, j’espère que tu y vois un peu plus clair maintenant, et que les pistes d’explication sur les retards de diagnostics de l’autisme ont peut-être fait écho à ton vécu. Je suis certaine qu’il existe bien d’autres pistes pour les expliquer, n’hésitez donc pas à compléter mes propos en commentaire. En conclusion, peu importe ton âge, ne doute surtout pas de ta légitimité. Je te souhaite bon courage pour la suite, et encore une fois, n’hésite pas à m’écrire à nouveau si tu en as besoin. 

Mon mini Bujo pour les jours de flemme – Plan With Me #5

Mon mini Bujo pour les jours de flemme – Plan With Me #5

Vous le savez, je suis une fan de Bullet Journal. Je vous en ai déjà parlé pleins de fois sur mon blog, avec une initiation assez complète à cet outil d’organisation créatif, des idées de pages faciles minimalistes, une vidéo flip through de mon propre journal… Avec tous ces articles, vous pensez peut-être que je suis une pro du bujo et que mon journal est parfait ? Que nenni !

Moi aussi, j’ai mes périodes de flemmes, des phases où je ne pense pas à remplir mon carnet. J’essaie d’être assidue, car je vois clairement une différence de productivité et d’organisation entre les deux, mais parfois il n’y a rien à faire et je me laisse aller. Cela m’a inspiré un nouvel article à propos du Bujo : vous montrer mon organisation mensuelle vraiment minimaliste, ce que je fais au minimum quand la flemme est au rendez-vous.

Pour ce faire, je vous ai tourné une petite vidéo (avec une toute nouvelle caméra 😃) pour vous montrer mon mois de juin, le mois de la flemme :

Big V Sanctuary 🐷

Big V Sanctuary 🐷

C’est bien beau de sauver des animaux de l’exploitation qu’ils•elles subissent, encore faut-il avoir le courage de s’en occuper ensuite soi-même, ou de leur trouver une terre d’accueil digne de ce nom : où ils•elles trouveront soin, paix et sécurité.


C’est précisément la mission de Miranda et Jérôme, les gérant•e•s de Big V Sancturay : un sanctuaire de la région Limousine dont le but est d’accueillir tous les animaux qui en ont besoin. Sauvé•e•s d’élevages par des activistes, ou amené•e•s de bon coeur par les éleveurs et éleveuses : pas de distinction à Big V. Tout le monde trouve sa place.

Nous traitons les animaux d’élevage et leur offrons des soins, de l’amour et la paix dans notre sanctuaire, en les traitant avec dignité et respect. Nous prenons soin d’eux jusqu’a ce qu’ils recouvrent la santé après une période d’abus et de négligence, puis nous trouvons des foyers d’accueil le cas échéant. Nous offrons également un sanctuaire pour les animaux de compagnie, leur permettant de se remettre de mauvais traitements et de trouver des foyers d’accueil sûrs et aimants où ils passent le reste de leur vie. Notre objectif est de permettre à chaque individu de vivre une vie longue et épanouissante dans un environnement sûr, tout en faisant preuve de compassion selon leurs besoins.

Jérome, co-gérant du sanctuaire Big V

Les animaux : des individus uniques

C’est lorsque l’on va au contact des animaux que nous les rencontrons vraiment. Pour les personnes qui n’ont pas eu la chance de passer leur enfance à la campagne comme moi, côtoyer cochons, vaches ou chevaux n’est pas forcément chose commune.

Par conséquent, nous avons tendance à beaucoup simplifier voire “caricaturer” ces animaux qui vivent loin de nous. On leur prête moins d’intelligence, d’émotions et de capacités mentales, contrairement à nos animaux “de compagnie” que nous connaissons et comprenons davantage, du fait de cette proximité.

Quand il s’agit de chiens ou de chats, nous reconnaissons très aisément qu’ils ont une personnalité propre, un caractère bien distinct de celui des autres membres de son espèce.

Nous savons que tous les chats et tous les chiens ne sont pas les mêmes. Prenons mes deux chats en exemple : l’un est très aventurier et indépendant, tandis que le second est un gros patachon peureux et avide de câlins.

Et devinez quoi, c’est exactement la même chose pour chaque espèce. Ce n’est pas différent pour les cochons, les moutons, les vaches… Tous et toutes ont une personnalité, une sensibilité et sociabilisent de façon différente. C’est seulement en se rendant dans des endroits comme Big V Sanctuary pour passer du temps avec eux qu’il est possible de le réaliser.


Des liens très fort créés avec les pensionnaires

Au fur et à mesure de mes visites, des liens très forts se sont créés avec certain•e•s pensionnaires. De la même façon que se tissent nos relations sociales avec nos congénères humain•e•s, des affinités se développent en fonction de nos personnalités. Avec certain•e•s, c’est comme une évidence, et avec d’autres, ça ne colle pas.

William, Violette, Pheobe, Lilly, Blossom, Teddy, Bess, Little Bean, Florence, Pipkin, Edward, Bryn… sont autant de noms qui resteront gravés pour toujours dans mon petit coeur. Ils et elles sont comme des ami•e•s, celles et ceux avec qui j’ai tissé des liens très forts. Certain•e•s ne sont plus parmi nous aujourd’hui, mais il ne passe pas un jour sans que je pense à eux.


Un besoin constant de bénévoles

Les lieux comme Big V Sanctuary ont sans arrêt besoin de bénévoles. A l’inverse des fermes ou des zoos, les sanctuaires (qui n’ont pas un but lucratif), ne se font pas d’argent sur le dos des animaux, et ne les exploitent pas. Ces lieux ne vivent que grâce à la générosité et aux dons, qu’ils soient matériels, financiers ou en temps de bénévolat.

Je ne peux que vous encourager à tenter cette expérience incroyable, et à la renouveler. Même si le travail est dur, même si vous aurez peut-être quelques difficultés au début, je vous assure que vous ne le regretterez pas, tant cette expérience sera riche d’enseignements.

J’espère vous voir très bientôt à Big V Sancturay

Rejoignez-les sur leur page Facebook, ainsi que sur Tipeee.

Que vous souhaitez venir sur place et aider au sanctuaire, ou simplement faire un don, toute l’équipe de Big V ains que les pensionnaires du sanctuaires vous remercient chaleureusement pour votre aide. ❤️

La tarte soleil ☀️ un apéro végane facile et rapide !

La tarte soleil ☀️ un apéro végane facile et rapide !

Aujourd’hui, je vous propose ma recette préférée pour l’apéro !

Elle est très facile, rapide, ne coute pas grand chose à préparer et surtout : c’est un succès à chaque fois. 😉

Les gens me la réclament et même mes voisinEs qui habituellement se moquent un peu du véganisme et pensent que l’on ne peut pas se faire plaisir en ayant ce régime ; insistent pour que je la prépare à chaque fois que nous organisons un repas ensemble.

Une recette végane parfaite pour l’apéro ! ❤️

Le concept est très simple : deux pâtes feuilletées rondes, posées l’une sur l’autre et garnie d’absolument ce que vous voulez. Pour la réussir, il n’y a que deux règles :

  • la sauce ne doit pas être trop liquide afin de ne pas détremper la pâte. Si tel est le cas, votre pâte feuilletée du dessous restera molle et ça ne sera vraiment pas bon.
  • les ingrédients qui composent la garniture doivent être coupés vraiment très finement, sinon, vous aurez beaucoup de mal à twister les parts.

Rien que pour vous, j’ai réalisée une courte vidéo pour vous montrer les étapes plus en détail. La recette est un peu différente que dans ce post, mais elle vous sera probablement utile pour l’étape de la découpe et du twistage des parts. 😊 Je vous conseille cependant de suivre les ingrédients de la recette du blog, car elle est plus élaborée que celle de la vidéo.

Recette de la Tarte Soleil en vidéo ☀️

Ingrédients :

Pour faire votre torsade, vous aurez besoin de :

  • deux pâtes feuilletées rondes
  • un petit pot de concentré de tomate
  • de la sauce aigre-douce
  • un gros oignon
  • une gousse d’ail
  • 5 champignons de paris
  • du fromages végane râpé
  • des olives (noires ou vertes, comme vous voulez)
  • des herbes de Provence
  • une cuillère à café de Sriracha
  • toutes les épices que vous voulez (perso j’ajoute toujours au moins : de la pâte de piment antillais, du gingembre moulu, du curcuma, du paprika fumé…)

Recette étape par étape :

  1. Commencez par hacher très finement tous les ingrédients qui vont garnir la torsade : l’oignon, les champignons, les olives et la gousse d’ail.
  2. Dans un gros bol, mélangez les ingrédients hachés avec le concentré de tomate, 2 cuillères à soupe de sauce aigre-douce, une cuillère à café de Sriracha, le fromage végane râpé (environ une poignée) ainsi que toutes les épices selon votre goût (si vous mettez des olives dans votre garniture, je vous déconseille fortement d’ajouter du sel).
  3. C’est le moment d’ouvrir sur votre plan de travail une première pâte feuilletée (conservez la feuille de cuisson en dessous). Sur cette pâte, étalez votre mélange d’ingrédients de façon uniforme sur tout la surface.
  4. Ouvrez votre deuxième pâte feuilletée, et disposez là par dessus la première pour enfermer la garniture. Scellez les deux pâtes en appuyant sur les bords en faisant tout le tour.
  5. Prenez maintenant un petit bol (pas trop gros) ou un verre assez large (l’idéal étant environ 7 cm de diamètre) et placez le à l’envers au centre de la pâte feuilletée pour délimiter le centre.
  6. Coupez votre tarte soleil en 4. Puis chaque part encore en 4.
  7. Retirez votre bol/verre et tournez chaque petite part sur elle-même en faisant deux tours à chaque fois (je vous conseille de regarder la vidéo pour cette étape, ça sera plus parlant que des mots 😅) !
  8. Il est maintenant temps de badigeonner votre tarte pour la faire dorer, à l’aide d’un pinceau. Pour cela, pas besoin de blanc d’oeuf ! Vous pouvez le faire avec au choix : du lait végétal, une huile végétale, ou mieux (ce que j’utilise à chaque fois) : de la sauce aigre-douce. Après cuisson, votre tarte soleil sera non seulement dorée, mais aussi parfumée grâce à la sauce et légèrement caramélisée ! Je vous conseille vivement cette option.
  9. A l’aide de la feuille de cuisson du dessous, faites glisser la tarte soleil sur une grille. Je vous déconseille d’utiliser une plaque de cuisson simple, car la cuisson risquera d’être déséquilibrée entre la pâte du dessus et celle du dessous.
Il ne vous reste plus qu’à enfourner votre tarte dans un four préchauffé à 180 degrés pendant au moins 15 minutes (mon four chauffe vraiment très fort, il est donc possible que vous ayez besoin de plus de temps et/ou d’augmenter la température de cuisson). Pour la même raison que pour l’étape 9, je vous conseille de mettre votre four en mode “chaleur tournante”, pour que la chaleur soit mieux répartie entre vos deux pâtes.

Une fois la tarte bien dorée, on peut considérer que la cuisson est terminée. Il est néanmoins très important que vous jetiez un oeil sur la pâte du dessous pour vérifier qu’elle est bien cuite (il n’y a rien de plus dégoutant que de la pâte feuilletée mal cuite). Si elle est encore molle ou légèrement translucide, je vous conseille de la laisser cuire encore un peu, par tranche de 5 minutes.

Une torsade base tomate, accompagné de salade 🥗❤️

La tarte soleil est un plat qui garantie un succès général à chaque fois, comme je l’ai dit plus haut, tout le monde me la réclame. Un autre gros avantage : vous pouvez la décliner à l’infini avec tout ce que vous aimez. Le tout est de bien respecter les deux conseils donnés au début : des ingrédients hachés très finement et une sauce épaisse pour ne pas détremper la pâte. Si vous respectez ces deux points, alors vous êtes assuréE de la réussir ! 😊

A la maison, on adore varier la sauce en utilisant une base de pesto plutôt que tomate, ça change et c’est vraiment délicieux ! J’ai également vu sur Internet que pas mal de gens la font aussi en version sucrée (pâte à tartiner, compote…). Je n’ai jamais essayé car je préfère vraiment manger salé, mais ça doit être sympa aussi ! 😉


Et voilà, maintenant vous connaissez tous mes secrets pour réaliser cette tarte ! Si vous la reproduisez, n’hésitez pas à m’envoyer des photos, me taguer sur Instagram (@3615panda) et surtout, me dire en commentaire ce que vous en avez pensé ! 😃

Revue du carnet en liège Lemome – Plan With Me 4

Revue du carnet en liège Lemome – Plan With Me 4

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vous présente une revue plus en détail du carnet en liège de la marque Lemome. Vous l’avez vu sur ma chaîne pour la première fois lors de mon set-up 2019, mais je l’utilise depuis mi-décembre 2018.

Je sais, je sais. Vous le voyez déjà partout si vous êtes adepte de Bullet Journal. Je l’ai commandé début décembre, et deux semaines après l’avoir reçu, les revues sur le Lemome pullulaient sur Youtube. Pourtant, quand j’ai voulu consulter des revues sur la plateforme pour avoir des avis, il n’y avait que trois ou quatre vidéos à tout casser.

J’ai voulu être originale et changer du traditionnel Leuchtturm 1917, mais c’est raté ! J’en suis la première désolée, et j’espère que cette redondance ne vous soule pas trop. Quoi qu’il en soit, je tiens quand même à ajouter ma pierre à l’édifice en publiant ma propre revue :

Carnet en liège Lemome : mon avis.

Mon BuJo 2019 – Plan With Me #3

Mon BuJo 2019 – Plan With Me #3

Je continue sur ma lancée avec un nouvel article sur le Bullet Journal ! Vous semblez beaucoup apprécier cette thématique, et ça me fait vraiment plaisir. Aujourd’hui, voici en vidéo l’intégralité de mon set-up pour un nouveau carnet, j’espère que ça vous plaira !


Comment commencer son bullet journal ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=HzNwV6iOU7M]

Ça me touche vraiment beaucoup de lire vos commentaires, ou lorsque vous me raconter dans la vie de tous les jours que cette méthode vous a vraiment aidé à réaliser vos objectifs ! Je ne pensais faire qu’un ou deux articles sur le BuJo, mais finalement, il devient une vraie thématique de mon blog (j’en suis la première heureuse) !

Comment discerner “vraie” et “fausse” fourrure ? – Vidéo #2

Comment discerner “vraie” et “fausse” fourrure ? – Vidéo #2

Il y a plusieurs semaines, j’ai publié un gros dossier sur le thème de la fourrure. Qu’est-ce que la fourrure ? Comment différencier vraie et fausse ? J’avais abordé ces questions dans le but d’aider les consommateurs et consommatrices à y voir plus clair dans les rayons des magasins, et je suis super contente de l’accueil chaleureux que vous avez fait à mon post ! Merci <3

Pour que le message se propage encore plus facilement, j’ai décidé de filmer cette petite vidéo où je donne à nouveau les fameuses astuces pour discerner la fourrure animale de la fourrure synthétique. Elle n’est pas aussi complète que l’article original, sinon elle aurait duré plus d’une heure, mais elle a au moins le mérite de donner rapidement les astuces, spécialement pour celleux qui n’aiment pas lire ! Et oui, il faut penser à tout le monde ! <3

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=YNAV9YPfpGk&w=560&h=315]

N’hésitez pas à partager cette vidéo si cela vous tente, et si vous aussi vous souhaitez que les gens ne puissent plus dire qu’iels ne savaient pas en faisant leurs achats ! Bisous, et à la semaine prochaine ! <3

Les produits cosmétiques Modere

Les produits cosmétiques Modere

Suite à mon dossier sur la marque de cosmétique Modere, plusieurs d’entre vous, mes lecteurs et lectrices adorées, m’aviez demandé un avis plus précis, mais toujours 100% honnête et sans langue de bois sur leurs produits.

J’ai eu l’occasion d’en tester plusieurs pendant mes quelques mois de partenariat avec la marque et voici donc, résumé en une vidéo mon avis sur ces derniers.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6qIoy0xlT2g&w=560&h=315]

Disclaimer : quelques petites informations importantes que je me permets de préciser à nouveau :


Quelques infos rapide sur Modere :

  • contrairement à ce que prétendent les Social Marketers : Modere n’est PAS une marque bio, et encore moins “une marque mieux que bio” ou “plus exigeante que le label bio“. Ce n’est ni plus ni moins que de la publicité mensongère.
  • les Social Marketers ne font que répéter inlassablement ce qui leur est dit par le formateurs et formatrices, ainsi que pendant les formations en ligne. La plupart du temps (et moi la première) les Social Marketers ne remettent pas en question les informations et se contentent de les répéter.
  • je pense ne pas me tromper en disant que les Social Marketers sont majoritairement de bonne foi en distribuant les produits, et se font juste avoir par le marketing bien rodé de Modere. Tout le monde ne s’y connaît pas en cosmétique, tout le monde ne sait pas déchiffrer la composition d’un produit et la lecture d’une étiquette n’est pas toujours choses aisée.

Si vous faites partie de celles et ceux pour qui les étiquettes et les compositions des cosmétiques sont des hiéroglyphes indéchiffrables, je vous recommande très fortement l’application “INCI BEAUTY“.

Elle est très simple d’utilisation. Il vous suffit d’entrer le nom d’un produit ou d’une marque dans la barre de recherche pour trouver une analyse de la composition, sous la forme d’une note sur 20. Si le produit qui vous intéresse n’existe pas encore dans leur base de données, vous pouvez demander son analyse.

Analyses de composition des produits Modere avec l’application INCI BEAUTY

Voici ce que j’ai obtenu lorsque j’ai entré “Modere” dans la barre de recherche de l’application. Comme vous pouvez le voir, le résultat n’est pas glorieux. Mis à part deux produits (le dentifrice et le bain de bouche) qui sont irréprochables, tout le reste des cosmétiques est vraiment très moyens, au même niveau qu’une marque de supermarché (mais bien plus chers !)

La leçon de tout cela, c’est qu’il faut vraiment se méfier du marketing des différentes compagnies de cosmétiques, et pas que pour les cosmétiques. Personne n’est à l’abri de se faire manipuler, moi la première. Mais heureusement, vous avez maintenant un super outil pour vous en sortir en un clic ! 😊