Mon mini Bujo pour les jours de flemme – Plan With Me #5

Mon mini Bujo pour les jours de flemme – Plan With Me #5

Vous le savez, je suis une fan de Bullet Journal. Je vous en ai déjà parlé pleins de fois sur mon blog, avec une initiation assez complète à cet outil d’organisation créatif, des idées de pages faciles minimalistes, une vidéo flip through de mon propre journal… Avec tous ces articles, vous pensez peut-être que je suis une pro du bujo et que mon journal est parfait ? Que nenni !

Moi aussi, j’ai mes périodes de flemmes, des phases où je ne pense pas à remplir mon carnet. J’essaie d’être assidue, car je vois clairement une différence de productivité et d’organisation entre les deux, mais parfois il n’y a rien à faire et je me laisse aller. Cela m’a inspiré un nouvel article à propos du Bujo : vous montrer mon organisation mensuelle vraiment minimaliste, ce que je fais au minimum quand la flemme est au rendez-vous.

Pour ce faire, je vous ai tourné une petite vidéo (avec une toute nouvelle caméra 😃) pour vous montrer mon mois de juin, le mois de la flemme :

Le slashing : glamourisation de la précarité

Le slashing : glamourisation de la précarité

Le slashing : encore un nouvel anglicisme “à la mode”. La première fois que j’ai entendu parler de slashing, ce n’est pas lors de la vague d’indignation (justifiée) que le terme à provoquée récemment sur twitter, mais bien avant. C’était il y a environ six mois de cela, pendant un événement de développement personnel dans le milieu bien particulier de l’entrepreneuriat. L’intervenant nous avait introduit la dite notion, sans que cela n’ai réellement choqué le public.


Mais alors, qu’est ce que le slashing exactement ?

Ce mot désigne tout simplement le fait de cumuler plusieurs emplois ou activités. Par exemple : donner des cours particuliers le soir, tout en effectuant des heures de ménage. On appelle alors ces personnes des “slashers” . CertainEs vont même jusqu’à cumuler plus de trois emplois.

Une petite variante est à noter : le terme slashing peut également être utilisé pour désigner des personnes qui changent très souvent d’emploi, sans forcement les cumuler (le cumul d’emploi étant l’usage le plus courant du mot).


En quoi la notion de slashing pose-t-elle problème ?

Mais alors, quel est le problème avec le slashing ? Après tout, beaucoup de personnes font ce choix pour arrondir les fins de mois, ou pour ne plus s’ennuyer avec un seul travail répétitif… Hum, personnellement je ne suis pas du tout d’accord avec cela.

Chaque fois que j’ai vu le thème du slashing être abordé, que ce soit dans les média ou des ateliers, l’angle était toujours très “glamour” et romancé. Le slashing est très souvent présenté comme une nouvelle tendance, comme le dernier anglicisme en –ing à la mode, parfois même associé à “la nouvelle manière de réussir sa vie” comme dans un article du site Qapa, qui cite le sociologue Jean Viard :

“ Aujourd’hui, réussir sa vie ne signifie plus une carrière accomplie mais plutôt de multiplier les opportunités.

Jean Viard

Ce que l’on oublie souvent lorsque l’on parle de slashing, c’est que les fameux et fameuses “slashers” n’ont souvent pas d’autre choix que de cumuler des emplois précaires pour s’en sortir financièrement. Dans les média, on nous présente des athlètes de haut niveau qui ont aussi une activité (souvent d’élite) comme Teddy Riner, ou des personnalités politiques dont on compare le cumul de mandats à du slashing. Mais ces personnes sont-elles représentatives de la réalité de terrain ? Certainement pas.

Multiplier les opportunités ?

Peut-on vraiment dire que les slashers de base, celles et ceux qui cumulent les emplois précaires multiplient les opportunités ? Quel ravissement, ces fabuleuses opportunités de caissièrE, de garde d’enfant, d’heure de ménage ou que sais-je encore ! Peut-on vraiment parler d’opportunités de vie telles qu’elles sont décrites par les média ? Ces derniers ont l’air de dire que cumuler les emplois favorise les chances d’en trouver un autre encore mieux, et donc de s’élever socialement. Mais les emplois précaires précédemment cités sont-ils vraiment ceux qui apportent ces chances ?

Proud to be a slasher ?

Je vous parlais tout à l’heure de cet atelier de développement personnel où j’avais entendu parler de slashing pour la première fois. A la fin de la présentation de notre intervenant, le public a commencé à échanger et ce terme de slashing est pas mal revenu dans les conversations.

Tout le monde était assez refait d’avoir découvert un nouveau mot anglais qui les caractérise, comme si c’était hype, mais semblait aussi oublier à quel point vivre dans cette situation est difficile. Peut-être que dans le domaine de l’entrepreneuriat personne n’a vraiment à coeur d’avouer la galère vécue au quotidien.

Entre le lancement de notre activité indépendante (qui ne rapporte donc pas grand chose au début) que l’on doit conjuguer avec d’autres sources de revenus, à quel moment on imagine que c’est une partie de plaisir ?

J’ose le dire : je ne suis pas fière d’être une slasheuse, car c’est synonyme de galère. Celui ou celle qui prétend le contraire est juste en train de vous mentir pour faire bonne figure (comme beaucoup de personne de la Start-up Nation, milieu ou il est de bon ton de feindre une happy face et un bagou en toutes circonstances).


“Et si on jouait au pauvre pour voir ce que ça fait ?”

On touche enfin au vrai problème : le slashing n’est pas une tendance, ni un nouveau truc à la mode que les gens font par “plaisir de travailler”. C’est un bail de pauvres, que tous les pauvres font depuis toujours car il n’y a pas d’autre solution pour s’en sortir financièrement.

Quand le véritable problème est l’ennui au travail, on ne cherche pas un autre travail en plus du premier. On exerce plutôt ses passions, on s’amuse, on sort, on fait des activités qui nous plaisent.

Mais pour cela, il faut en avoir les moyens, ce qui n’est pas le cas de la personne qui “slashent”. Et si nous n’avons pas les moyens financiers pour profiter de la vie en dehors de ce travail qui nous ennuie tant, c’est que le problème initial n’est pas l’ennui, mais bien la précarité.

J’ai l’impression que l’on glamourise de plus en plus la situation du pauvre pour en faire quelque chose de désirable, de limite amusant pour mettre un peu de piment dans sa vie. Glamouriser les pauvres peut aussi endormir les consciences : on les flatte, on fait comme si leurs vies et leurs galères quotidiennes étaient “hypes” et intéressantes.

On leur fait ainsi miroiter l’illusion que leurs problèmes sont les problèmes de toute la population peu importe la classe sociale, ce qui a pour effet insidieux de calmer les envies de révolution et de changement. Il n’y a pourtant qu’à écouter le dédain et le mépris de Manu à chacun de ses discours pour mesurer à quel point cet “intérêt” n’en a que le nom…

Ça me fait beaucoup penser au “batch cooking” (2), cette “nouvelle tendance à la mode” de cuisiner une seule fois le week-end en grosse quantité pour manger toute la semaine, emmener sa gamelle au boulot, économiser les repas etc.

Réveillez-vous là, les pauvres font ça depuis toujours ! Ce n’est ni une partie de plaisir, ni un choix : simplement des stratégies d’adaptation que les personnes pauvres mettent en place au quotidien car c’est la seule solution pour s’en sortir.


Sources :


Revue du carnet en liège Lemome – Plan With Me 4

Revue du carnet en liège Lemome – Plan With Me 4

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vous présente une revue plus en détail du carnet en liège de la marque Lemome. Vous l’avez vu sur ma chaîne pour la première fois lors de mon set-up 2019, mais je l’utilise depuis mi-décembre 2018.

Je sais, je sais. Vous le voyez déjà partout si vous êtes adepte de Bullet Journal. Je l’ai commandé début décembre, et deux semaines après l’avoir reçu, les revues sur le Lemome pullulaient sur Youtube. Pourtant, quand j’ai voulu consulter des revues sur la plateforme pour avoir des avis, il n’y avait que trois ou quatre vidéos à tout casser.

J’ai voulu être originale et changer du traditionnel Leuchtturm 1917, mais c’est raté ! J’en suis la première désolée, et j’espère que cette redondance ne vous soule pas trop. Quoi qu’il en soit, je tiens quand même à ajouter ma pierre à l’édifice en publiant ma propre revue :

Carnet en liège Lemome : mon avis.

Atelier Bullet Journal gratuit à Tours, le 5 mars 2019 !

Atelier Bullet Journal gratuit à Tours, le 5 mars 2019 !

Bonjour à touste !

J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d’année ! Aujourd’hui, je vous propose un post 2 en 1 : un joli projet qui se réalise, et la présentation plus en détail d’un espace de coworking tourangeau.

Un atelier Bullet Journal gratuit à Tours !

C’est ma grande nouvelle de début d’année : j’organise un atelier Bullet Journal totalement gratuit au Hub Coworking, le 5 mars prochain. Si vous ne savez pas ce qu’est le bullet journal, je vous conseille de vous reporter à ma catégorie spécialisée où vous apprendrez pléthore de choses sur le sujet.

Pour vous expliquer rapidement, il s’agit d’une méthode de planification hyper bien faite, qui vous permet de ne pas vous laisser submerger par vos tâches quotidiennes et d’atteindre plus facilement vos objectifs.

Le secret, c’est l’anticipation, c’est pour ça que j’appelle parfois cette méthode “planification pro-active” : on réfléchit bien avant d’agir !

Et comme je suis une personne vraiment super sympa, je vous propose gratuitement cet atelier d’initiation le 5 février prochain. Attention, il faut réserver sa place en ligne. Pour être tenu.e au courant, je vous conseille de suivre la page Facebook du Hub, où toutes les informations seront données.

Comme d’habitude avec moi : pas de niveau ni de matériel requis (pas de dessin prévu, ni de calligraphie). Cet atelier s’adresse à tout le monde, plus particulièrement aux personnes qui rencontrent des difficultés d’organisation et qui ne sont pas vraiment satisfaites des options digitales.

C’est mon cas : je ne suis jamais assidue avec mon téléphone. J’ai testé pleins d’applications différentes, mais rien n’y fait. Quand j’ai découverts le Bullet Journal, qui ne requiert qu’un carnet et des stylos, j’ai enfin trouvé “mon truc” ! Peut-être que ce sera votre truc aussi, pour le savoir, il faut venir ! 😉

Notre hôte : le Hub Coworking

Je profite de cette annonce pour vous présenter rapidement notre hôte de la soirée ! L’atelier aura lieu au Hub Coworking, un lieu de travail vraiment génial que je fréquente depuis quelques mois, situé en pleins cœur de Tours (rue Nationale).

Le Hub est un espace de coworking, c’est à dire un lieu ouvert à touste, ou chacun.e peut venir “travailler” au sens très large du terme, moyennant un abonnement (sans engagement de durée).

C’est le lieu idéal pour celleux qui exercent une activité indépendante. Le Hub est également fréquenté par des artistes: peintres, cinéastes, photographes, ou encore des étudiant.e.s qui apprécient le calme et l’accueil chaleureux du lieu pour avancer leurs projets et révisions. L’endroit est cosy, très lumineux grâces aux grandes fenêtres, et accueillant. J’ai découvert cet espace de coworking par le biais de mon conjoint qui y travaille. Depuis, j’y ai noué de très belles relations, et je suis vraiment ravie que le Hub accueille mon atelier.

Pour ne rien gâcher, nous sommes toujoutrs accueilli.e.s comme des rois et reines. En plus des friandises à volonté, chaque atelier est suivi d’un petit apéro !


J’espère vous voir nombreux et nombreuses à cette initiation au Bullet Journal. Il est fort probable que je vous parle à nouveau du Hub Coworking en 2019, car je souhaite davantage aborder mes autres activités pro sur le blog. On parlera d’entreprenariat, je tenterais vous offrir des solutions hors des sentiers battus, bref vous montrer un autre chemin que le travail “classique” dont de plus en plus de personnes se lassent.

N’oubliez pas de réserver votre place pour le 5 mars ! Si vous êtes présent.e sur Facebook, vous y trouverez bientôt l’événement correspondant à mon atelier en suivant la page du Hub Coworking).

A très bientôt !

Mon BuJo 2019 – Plan With Me #3

Mon BuJo 2019 – Plan With Me #3

Je continue sur ma lancée avec un nouvel article sur le Bullet Journal ! Vous semblez beaucoup apprécier cette thématique, et ça me fait vraiment plaisir. Aujourd’hui, voici en vidéo l’intégralité de mon set-up pour un nouveau carnet, j’espère que ça vous plaira !


Comment commencer son bullet journal ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=HzNwV6iOU7M]

Ça me touche vraiment beaucoup de lire vos commentaires, ou lorsque vous me raconter dans la vie de tous les jours que cette méthode vous a vraiment aidé à réaliser vos objectifs ! Je ne pensais faire qu’un ou deux articles sur le BuJo, mais finalement, il devient une vraie thématique de mon blog (j’en suis la première heureuse) !

5 idées de pages minimalistes pour votre BuJo – Plan With Me #2

5 idées de pages minimalistes pour votre BuJo – Plan With Me #2

Bonjour à toutes et à tous !

C’est reparti, j’en remets une couche avec le Bullet Journal ! Vous aviez fait un accueil tellement chaleureux à mes 5 idées de pages pour votre BuJo, que je vous propose un deuxième article sur le sujet !

Dans ce post, je ne vous donne pas d’idée de templates pour votre journal, mais des conseils plus généraux et surtout, une bonne dose de déculpabilisation suite à vos gentils commentaires.

Let’s go, aujourd’hui on reprend les bases. Pas plus de bla-bla, je vous présente mon organisation mensuelle. Cela signifie que tous les mois, je reproduis ces modèles pour m’organiser.

5 idées de pages pour votre BuJo

Je ne fais quasiment jamais de page de garde pour un nouveau mois. Je n’en vois pas vraiment l’utilité étant donné que je ne dessine pas. Je commence directement avec la première double page (que l’on appelle un “spread“, car “étalée sur deux pages“).

Vous allez le voir, mon style de Bujo est vraiment très simple et minimaliste. Avec moi, pas de fioriture (ou pas trop), c’est à la porté de tout le monde !

Le planner

Sur cette première double page, je dessine un grand calendrier sous forme de cases. Je trace le plus grand possible pour pouvoir y placer toutes les informations dont j’ai besoin. Ici, je noterai surtout mes rendez-vous principaux, les actions pour les animaux, bref les choses véritablement importantes. Par manque d’espace, je n’inscrirai pas les petites tâches du quotidien, qui trouveront davantage leur place dans mon semainier.

Niveau déco, comme je vous le disais, je suis assez minimale. J’ai simplement écrit “décembre” sur un post-it marbré, que j’ai collé sur les derniers jours de novembre, et fixé avec un petit bout de masking-tape (qui m’a aussi servit à masquer la ligne noire qui dépassait).

Objectifs mensuels et “Habits Tracker”

Ma double page suivante est consacrée à mes objectifs mensuels, ainsi qu’à mes trackers d’habitudes. Si vous souhaitez reproduire une page d’objectifs, je vous conseille fortement de rester raisonnable dans le nombre de goals fixés, et de vous concentrer sur des choses réalisables dans le mois pour ne pas vous plomber le moral. La page de trackers quant à elle, est très utile pour se motiver à prendre de bonnes habitudes.

La page d’objectifs

Elle est vraiment très simple : j’ai écrit le titre dans une typo que je trouve sympa, j’ai tracé quelques points pour dresser ma liste et pour finir, j’ai collé deux bandes de masking-tape en pied de page. Elle a littéralement été bouclée en moins de deux minutes.

La page de tracker

Elle a été beaucoup plus longue à créer, mais cela est dû à mon carnet à page blanche. Je suis obligée de tracer beaucoup de ligne au crayon de papier pour la préparer. Si j’avais eu des guides sur ma page, j’aurais simplement eu besoin de deux minutes pour inscrire les jours et les habitudes à traquer. C’est pour cette raison que mon prochain carnet sera impérativement pointillés.

Sinon, elle reste très simple dans son fonctionnement, équivalent à un tableau à double entrée où l’on viendra cocher chaque jour les habitudes que l’on a bien effectuées. En colonne, j’inscris les habitudes que je veux traquer et en ligne tous les jours du mois. Niveau déco, c’est toujours la même chose, je choisis une typo sympa pour le titre et j’ajoute une bande de masking-tape pour habiller le tout. Point.

Voici un petit exemple déjà rempli, pour vous aider à visualiser ce que donne cette page (il s’agit de mon tracker du mois de novembre). Je traque mon travail sur le blog, mais aussi sur les blogs de mes client.e.s (je suis rédactrice), les jours où j’ai réussi à ne pas fumer (j’essaye d’arrêter), où j’ai trouvé le temps de faire du yoga ou de la méditation, où j’ai réussi à sortir de chez moi…

Bref, vous l’aurez comprit, à chacun.e ses trackers. Je vous donne les miens pour vous donner des idées, mais l’important c’est qu’ils VOUS soient utiles au quotidien !

La page de “Gratitude”

Cette nouvelle double page est faite pour vous si comme moi, vous avez tendance à être facilement déprimé.e. On l’appelle une page de “gratitude” car elle consiste à inscrire chaque jour deux éléments de votre journée pour lesquels vous vous sentez reconnaissant.e. Cela parait simplet, mais croyez-moi, cette page est diablement efficace pour aider à se concentrer sur le positif.

Cela fait maintenant quatre mois que je reproduis ce modèle, et il m’a vraiment aidé à me concentrer sur les bonnes choses. On ne réalise pas toujours à quel point nous avons de la chance au quotidien de vivre notre vie. Parfois, j’ai tellement d’idées noires que je ne vois plus ma chance. Se forcer à trouver deux points positifs par jours change vraiment tout. Et si jamais un coup de mou arrive, vous n’avez qu’à relire votre page pour vous aider à aller mieux.

Au niveau de sa construction, elle reste également très simple (même si j’ai encore eu à tracer des lignes). J’inscris mon titre dans un typo que j’aime bien, en l’étalant bien sur les deux pages pour lier l’ensemble, et je divise le mois en deux colonnes. Seule touche de déco : une petite bande de masking-tape sous mon titre pour habiller la page.

L’organisation en semaine

Je continue avec la double page la plus importante du mois : le semainier. C’est celle à laquelle je me rapporterai le plus, car elle va rassembler mes To-Do list journalières.

Sa construction est très simple aussi. En haut à gauche, j’inscris le numéro de la semaine, ou les dates (ça dépend de mon humeur). Je place ensuite deux colonnes aux extrémités des deux pages. Celle de gauche sera divisée en 7 parties égales et fonctionnera comme le planner (pour les rendez-vous principaux). La colonne de droite sera une simple To-Do list de la semaine (elle me sert à inscrire les tâches qui doivent être effectuées cette semaine mais qui ne sont pas spécialement reliées à un jour précis).

Et enfin, l’espace du milieu sera consacré aux tâches quotidiennes, que je viendrais inscrire jour après jour sous forme de To-Do list. Rien ne vaut un exemple déjà rempli pour vous montrer (encore une semaine du mois de novembre).

Si vous êtes un.e petit.e malin.e, vous aurez compris que chaque mois, il y aura quatre semainiers. 😉

Le moodala

Je termine cet article avec le seul exemple de page un poil fancy et qui peut paraître effrayante au premier abord : le moodala, comme j’aime l’appeler (mood + mandala). Je n’ai jamais vu cette page dans un autre bullet journal avant même si je suis certaine que le concept existe déjà et que je n’en suis pas l’origine. C’est une façon un peu plus sympa et de réaliser ce que l’on appelle un mood tracker : comprenez par là un tracker de l’humeur.

Pour cela, j’ai réalisé directement au feutre un mandala sous forme de rosace, que j’ai divisée en 31 sections : une pour chaque jour du mois de décembre. Sur la page de gauche se trouvera la légende du mandala et il y sera indiqué à quelle humeur ou sentiment correspond chaque couleur. Tous les soirs de décembre, je viendrais colorier la section du jour correspondant en fonction de mon humeur. Et à la fin du mois, j’aurais un joli mandala de toutes les couleurs (j’ai déjà colorié deux jours au pif, alors que l’on est pas encore en décembre, juste pour l’exemple).

Il va de soi que cette page est beaucoup plus longue à réaliser que les autres, mais elle n’est pas plus compliquée ! Les mandalas sont en fait très faciles à dessiner, il existe pleins de méthode différentes dont je pourrais faire des articles ou des vidéos si cela vous intéresse (dites moi en commentaire). Et dans tous les cas, elle reste complètement facultative. Moi-même, il est très rare que je la fasse, par manque de temps ou par flemme.


J’espère que ces idées de pages vous auront plus ! Je ne pense pas refaire d’article sur le bullet journal tous les mois, car j’utilise les mêmes modèles à chaque fois. A moins d’un nouveau type de page, il n’y aura pas de nouveauté pour mon mois de janvier. 

En revanche, j’arrive à la fin de ce fichu carnet à page blanche qui me demande tant de temps et de traçage de ligne. Cela signifie que pour mon mois de janvier, je vais devoir commencer un nouveau carnet et refaire toutes mes pages basiques annuelles (aujourd’hui je ne vous ai montré que les pages mensuelles). Je peux donc éventuellement refaire un post en janvier. Peut être une vidéo où je montrerais la réalisation complète, pas à pas, de toutes mes pages annuelles et des pages mensuelles de janvier. Et si cela vous dit, je pourrais également donner des petites astuces de temps en temps.

En attendant le mois de janvier, j’espère que cet article vous aidera dans votre vie de tous les jours. Le bujo n’est pas forcement pour toutes et tous. Certain.e.s n’adhéreront peut être pas au concept, le trouvant trop compliqué, et cela se comprend parfaitement. Pour moi, il a vraiment été une révélation, même une révolution dans ma vie. J’espère que ce sera le cas pour vous, ou que vous trouverez votre propre méthode pour réussir tout ce que vous entreprenez.

Je suis super curieuse, et j’ai envie de papoter Bullet Journal avec vous. Avez-vous un Bullet Journal ? Si oui, depuis quand et dans quel style ? Et si non, envisagez-vous d’en commencer un ?

Bon mois de décembre, et bon bullet journal à vous !

Initiation au Bullet Journal – Plan With Me #1

Initiation au Bullet Journal – Plan With Me #1

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un mal fou à me concentrer et m’organiser. Mon esprit est indomptable et part dans tous les sens, faisant de moi une personne assez créative et bouillonnante d’idées, mais dont la productivité et l’efficacité laissent franchement à désirer. Par conséquent, je ne finis jamais les projets que je commence et je me laisse très facilement submerger par mes tâches quotidiennes…

Cela ne vous rappelle pas quelqu’un ? 😉 Je suis certaine que beaucoup d’entre vous se reconnaissent dans cette description. Heureusement, j’ai découvert il y a maintenant un peu plus d’un an une solution très simple, à la fois créative et accessible : le Bullet Journal.

Qu’est-ce qu’un Bullet Journal ?

Le Bullet Journal ou “BuJo” pour les intimes, est un outil d’organisation très simple qui vous permet de répartir vos différentes tâches quotidiennes de façon plus réfléchie, et d’être ainsi plus efficace.

Il est tout : un agenda, une liste de courses, un calendrier, un semainier, une To-Do list quotidienne, une bucket list, un outils de note, un support de gribouillage… Sur la base d’un carnet vierge, vous allez vous-même créer selon vos besoins des pages d’organisation.

Avant d’utiliser mon bujo, je n’étais vraiment pas productive, je procrastinais beaucoup et par conséquent, j’étais en panique quand mes dead-lines arrivaient. En gros, je ne foutais rien, et je me sentais submergée par les tâches quotidiennes, malgré ma relative oisiveté (un comble). Maintenant, je fais facilement dix fois plus de choses qu’avant dans une même journée, mais en me sentant hyper sereine, car je suis beaucoup mieux organisée.

Le matériel

Rien de plus simple, pour commencer votre Bullet Journal, vous n’avez besoin que de trois éléments : le carnet et le stylo de votre choix, ainsi qu’une règle (et encore, la règle est tout à fait dispensable).

En ce qui concerne le carnet, chacun.e a sa petite préférence. Le mien est entièrement blanc, sans lignes, ni carreaux, ni pointillés, mais ce n’est rétrospectivement pas ce que je vous recommanderais (et d’ailleurs, je vais bientôt changer de carnet).

Les carnets vierges offrent certes plus de possibilités et de liberté que leurs homologues lignés et quadrillés, mais je perds beaucoup de temps à tracer des lignes sur certaines pages (comme les pages de trackers dans l’exemple ci-dessous).

Ma préférence va donc aux pointillés, plus discrets sur votre page que les lignes ou les carreaux, mais amplement suffisants pour servir de guide et gagner du temps dans le tracé des tableaux ou des encarts.

Voici ma page de trackers d’habitude du mois de Novembre. Vous voyez que j’ai dû tracer beaucoup de ligne au crayon de papier pour pouvoir placer mes croix aux bons endroits. Si j’avais eu des pointillés, je n’aurais pas eu à le faire.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire !

N’achetez pas de carnet spécialement pour l’occasion, n’importe quel cahier que vous avez chez vous fera l’affaire, même ce vieux journal intime que vous aviez commencé il y a trois ans, puis oublié dans un tiroir une semaine plus tard. Tournez la page, et commencez votre Bujo.

Ne dépensez pas non plus votre argent dans des feutres de marque hors de prix, dans des pinceaux à calligraphie ou des aquarelles. Vous n’en avez pas besoin pour profiter de l’essence même du Bullet Journal : vous organiser et gagnez du temps !

Si je n’avais que deux conseils à vous donner, ils seraient les suivants : ne vous prenez pas la tête, faites simple et ne comparez pas votre Bullet Journal à celui des autres. Il n’y a rien de plus démotivant que de passer des heures sur Instagram ou Pinterest à chiner des idées de pages, et de tomber sur des créations magnifiquement compliquées, regorgeant de dessins, de couleurs et d’aquarelles.

Ce genre de page, aussi belle soit-elle, ne doit pas devenir un but à atteindre, vous stresser ou vous bloquer dans votre processus créatif. Votre Bujo doit vous ressembler, à vous ! – Création à revoir sur le blog de Aurelabelette.

Le minimalisme pour plus d’efficacité

Je ne dessine pour ainsi dire jamais dans mon Bullet Journal. Je mets très peu, voire pas du tout de couleur, et c’est totalement volontaire. Le BuJo est très à la mode depuis quelques années, et plus le temps passe, plus on voit apparaître de dessins et de pages compliqués.

Tout cela est superflue. Gardez à l’esprit que votre Bullet Journal doit VOUS correspondre. Ainsi, si vous êtes un.e pro du dessin et de l’aquarelle, que vous aimez ça, foncez. Mais si, comme moi, ce n’est pas votre tasse de thé, ne vous forcez pas et ne vous comparez pas. Je suis partisane des modèles de page très simples, très rapides à réaliser, avec très peu, ou même pas du tout de décoration.

Mes seuls outils de décos sont le masking-tape, les posts-it et les stickers, car ils sont tous très rapides à utiliser. En gros, chaque page se réalise de la même façon : j’écris mon titre avec une jolie typographie, et je colle du masking-tape pour décorer. Point.

Ce qu’il faut retenir

L’important, c’est de toujours garder à l’esprit que votre Bullet Journal ne doit souffrir d’aucune comparaison et doit avant tout garder sa fonction première : vous aider à vous organiser.

Le garder simple et clair est pour moi la meilleure méthode pour être le ou la plus efficace possible. Cela fonctionne pour moi, mais peut-être que pour vous, le côté graphique fonctionnera davantage. C’est toute la beauté du Bullet Journal : il est adaptable à vos besoins. Que ce soit dans le choix des pages ou du style choisit, faite au mieux pour vous et selon le temps dont vous disposez pour le faire.

Le Bujo ne conviendra surement pas à tout le monde, même si je pense que chacun.e d’entre nous pourrait en tirer de grands avantages. Pour certain.e.s, ce système est trop long à réaliser, trop compliqué et trop prise de tête, et je le comprends parfaitement.

Je conseillerais quand même à ces personnes de tenter le Bujo minimaliste si des lacunes d’organisation sont ressenties. Je suis assez convaincue que ce rejet de la méthode vient davantage de la tendance du Bujo sophistiqué plutôt que du Bujo lui-même. En tout et pour tout, je passe 5 minutes chaque soir à remplir mon bujo, et environ 20 minutes quand je dois créer un nouveau mois. C’est ridicule comparé au temps que mon journal me fait gagner au quotidien.


Je suis ravie de vous avoir proposé ce premier article sur le Bullet Journal. Il était volontairement très général, mais rassurez-vous, je prépare en ce moment même un second post où je vous détaillerai toute ma mise en page du mois de décembre. Évidemment, il sortira en avance pour vous permettre de vous en inspirer si vous le souhaitez, pour votre propre mois de décembre.

J’espère que le sujet vous plait, car c’est certain que j’en reparlerai ! 😉

Je suis curieuse de connaître vos expériences sur le Bullet Journal, dites moi en commentaire si vous en possédez un, si vous avez pour projet d’en commencer un, dans quel style etc… 🙂 Dites moi tout ! En attendant, je vous souhaite une bonne semaine, et bon Bullet Journal !

Modere : marque saine ou greenwashing ?

Modere : marque saine ou greenwashing ?

Hier, au hasard de mes pérégrinations virtuelles, je suis tombée sur une chronique de l’émission “On est pas des pigeons” qui a retenu mon attention. Le sujet : Modere, une marque américaine qui commercialise des produits cosmétiques et “bien-être” mais aussi des compléments alimentaires, des cures “détox” ainsi que des produits d’entretien (entre autres).

Si vous êtes présentE sur les réseaux sociaux, vous avez forcément déjà rencontré ce types de marques qui se distribue en réseau de vendeurs et vendeuses aux stratégies marketing très agressives et tenaces (pages, groupes Facebook auxquels vous êtes ajoutéE sans votre accord…)

Aujourd’hui, je me dois de vous parler de cette marque, de son fonctionnement et des gens qui y travaillent, afin que vous ne vous fassiez pas piéger comme je l’ai été !

Qui suis-je ? Quel est mon lien avec Modere ? Suis-je impartiale ?

Avant d’aller plus loin, je me dois de vous en dire le plus possible quant à mon lien avec Modere. Je tiens à préciser que cet article ne sera pas un “bla-bla” exagéré, malhonnête ni faussement élogieux à propos de la marque comme on en voit partout sur internet. Au contraire, je vais être franche à 100% en ce qui concerne Modere, que ce soit à propos des produits de la marque, des valeurs qu’elle défend ou des personnes qui participent à son développement en France.

J’ai tenté l’aventure Modere en janvier 2018 sur les conseils d’un ami qui est donc devenu mon parrain. Je ne me suis pas énormément développée, car j’ai très vite stoppé mon activité et mi fin à mon partenariat pour plusieurs raisons que je vais développer ensuite. Je ne gagne donc pas le moindre centime avec Modere, tout en connaissant quand même la société de l’intérieur.

Si vous souhaitez connaitre un avis franc, honnête et non influencé par un quelconque conflit d’intérêt, je vous invite à continuer votre lecture.

Quel est le mode de distribution des produits ?

La marque n’a pas de boutique “physique”, elle est distribuée uniquement via son site internet et grâce a ses “Social Marketers“. Pour faire simple, les “social marketers” (que j’abrégerai maintenant “SMa” pour plus de simplicité) sont les vendeurs et vendeuses Tupperware 2.0. Grâce à leurs réseaux personnels les SMa distribuent les produits de la marque.

Plus besoin de “réunions à domicile” démodées, plus besoin de se déplacer, de passer soi-même les commandes et de livrer les client•e•s : les SMa travaillent sur Internet en faisant la promotion des produits Modere (via des groupes Facebook, sur Instagram, ou même des blogs ou des chaînes Youtube). Les ventes sont identifiées à chaque SMa grâce au code promo individuel “-10€” (différents pour chaque SMa) et les client•e•s passent leur commande directement sur Internet (et sont livré•e•s à domicile).

Quelles sont les valeurs de Modere ?

Quand on entre chez Modere, on comprend très vite qu’avant de vendre les produits, nous vendons un véritable lifestyle. Les SMa n’ont que deux mots à la bouche : “live clean“, c’est-à-dire “vivre sainement” ou “une vie saine“. C’est le véritable crédo de Modere : permettre à tous les foyers d’avoir accès à une gamme complète de produits “””sains””” (du gel douche au complément alimentaire, en passant par la lessive, le produit vaisselle, les cures “détox” ou le dentifrice) et tout cela en respectant sa santé ainsi que l’environnement.

La marque Modere se dit très engagée :

  • pour l’écologie (packagings entièrement recyclables, usines alimentées à 100% par l’énergie éolienne, label “””mieux que bio””” etc.)
  • pour la santé de ses client•e•s (compositions saines, retrait de plus de 3000 ingrédients cosmétiques controversés, contrôle qualité à toute épreuve etc.)

Maintenant que vous connaissez les informations essentielles en ce qui concerne Modere, je vais vous laisser visionner le reportage de “On n’est pas des pigeons“, si vous le souhaitez (vous pouvez aussi passer directement à la suite).

Pour vous dire rapidement ce que j’en pense : il y a du vrai et du faux dans cette chronique, ainsi que beaucoup de raccourcis et d’inexactitudes (tout cela, je le développe juste après) !

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Partie 1 : Mes réactions au reportage

Dans cette première partie, je vais m’attarder sur les points qui m’ont particulièrement fait tiquer dans ce reportage. Comme je le disais plus haut, il y a du vrai dans la chronique et malgré les très lourdes exagérations (que je rectifierai aussi) Modere est bien loin d’être une société irréprochable. Dans une seconde partie, je détaillerais davantage les raisons qui m’ont personnellement poussées à stopper mon activité. Allez, pas plus de blabla, je démêle le vrai du faux de cette chronique !

1. Le marketing de réseau

La première chose qui m’a vraiment soûlée dans cette chronique, c’est le ton volontairement très alarmiste et catastrophiste des journalistes et plus particulièrement de la femme blonde au tout début du reportage (celle qui lit la lettre anonyme d’une famille inquiète). De tout, les journalistes veulent faire du sensationnel. Entendons-nous bien, Modere n’est pas une société toute blanche, mais j’ai vraiment l’impression qu’on ne peut plus voir un reportage télévisé de ce genre sans que tout n’y soit totalement exagéré.

Pour la faire courte (et cela a été dit un peu plus loin) le marketing de réseau comme il est pratiqué par Modere est totalement légal. Il faut bien faire la différence entre le MLM (marketing de réseau) et ce que l’on appelle vulgairement un système pyramidale : ces deux notions sont très souvent confondues.

Une société de MLM devient un système pyramidal lorsque l’argent que gagnent les partenaires vient davantage des nouveaux partenaires recrutés que de vrais clients. En gros, dans un système pyramidal, votre job sera surtout de recruter de nouvelles personnes pour leur faire acheter le pack de démarrage (car c’est plus rentable), plutôt que de chercher des client.es. Ca, c’est un système pyramidal (et c’est illégal). Pour être légale, une société de MLM doit veiller à ce que la plus grande partie du salaire d’un partenaire (ou SMa) viennent de ses clients, et non pas des commandes des personnes de son équipe.

2. La pression sur les social marketers (SMa)

Le deuxième point qui me fait réagir est cette espèce de “pression” sur le jeune homme récemment recruté chez Modere, que fait ressortir la lettre. Le social retail est une activité totalement indépendante et surtout sans obligation de résultat (cela n’en fait pas une activité facile pour autant). Notre parrain ou marraine nous aide et nous accompagne dans notre développement, mais nous ne lui devons absolument rien. Chacun•e avance à son rythme ou choisit d’arrêter quand il ou elle le souhaite, comme c’est mon cas aujourd’hui. Je ne comprends pas vraiment en quoi le jeune homme dont il est question dans cette lettre anonyme puisse être sous pression. Je ne peux pas être certaine de ce que j’avance, mais je pense très sincèrement que cette pression ne vient pas de Modere, mais peut être expliquée par différentes choses :

  • La famille du SMa se fait peut-être de fausses idées et interprète mal l’enthousiasme du jeune homme.
  • Peut-être que c’est le SMa lui même qui se met énormément de pression pour réussir (c’est ce qui me semble le plus plausible).
  • La dernière explication est que le SMa ai été recruté par le ou la pire des mentors que l’on puisse imaginer, et que ce dernier ou cette dernière ne lui mette délibérément la pression. J’espère de tout coeur que ce n’est pas le cas, et cela fait une parfaite transition pour le point suivant.

3. Le facteur humain

L’avantage des sociétés de MLM réside dans l’accessibilité de leur activité : comme ils s’en vantent très souvent, tout le monde peut le faire. Et tout le monde, cela signifie les personnes bien intentionnées tout comme celles qui malheureusement ne le sont pas.

En entrant chez Modere (où toute autre société légale de MLM), vous jouez un peu à la loterie. Votre parrain/marraine pourra être tout à fait fantastique (cela a été mon cas) ou au contraire, avoir de mauvaises intentions.

J’en veux pour preuve cette formatrice qui lors de sa réunion d’information encourage les nouveaux partenaires à faire du copier/coller. Mon parrain ne m’a jamais encouragé à faire cela, bien au contraire, il m’a déconseillé de pomper le travail des autres et m’a encouragée à être la plus authentique possible et à faire ressortir ma véritable personnalité.

Mon parrain est une personne pour qui l’éthique est très importante : c’est avant tout un ami que je connaissais déjà avant de me lancer dans Modere avec lui. Cela fait toute la différence. J’ai toujours eu confiance en lui, alors que certaines personnes qui organisent des formations chez Modere n’en sont pas systématiquement dignes.

Une formatrice très renommée chez Modere (la fameuse jeune fille de 21 ans qui gagne 30 000€ par mois dont il est fait allusion dans le reportage) a monté sa communauté en organisant de faux concours sur son groupe Facebook.

Méthode très simple et efficace : organiser un concours avec un lot d’une valeur de 150€ à gagner où la participation consiste à ajouter 100 membres au groupe privé. C’est un gros lot, donc il est probable que beaucoup de personnes participent et que les personnes ajoutées lors du concours participent à leur tour et ajoutent à nouveau 100 personnes. Si seulement 10 personnes participent (et croyez moi, il y en a davantage que 10), c’est pas moins de 1000 nouvelles personnes sur le groupe (1000 clients potentiels attirés sur le groupe).

Pour ne pas se faire percer à jour, la demoiselle en question truque le tirage au sort et fait gagner une de ses recrues (un autre SMa qui possède déjà chez lui le produit Modere à gagner. Le faux gagnant pourra donc prendre un selfie tout sourire, en tenant le lot (qui on le rappelle n’est pas un vrai lot) et le poster dans le groupe de la formatrice en disant “ouais trop génial, produit bien reçu, vous pouvez faire confiance à Machine“). De cette manière, le faux gagnant montre aux autres membres que la demoiselle est “digne de confiance” et au prochain faux concours, encore plus de personnes participeront en pensant réellement pouvoir gagner un énorme lot.

Et voilà comment faire grossir un groupe Facebook en deux temps trois mouvements. C’est grâce à cette technique de faux concours que cette formatrice a gagné autant d’argent si vite et fait aujourd’hui partie du Top France Modere. Elle encourage très fortement ses recrues à faire de même pour gagner vite et beaucoup. J’en sais quelque chose, puisqu’elle vante les mérites de cette techniques dans ses formations et ses conférences.

Mais où est l’éthique là dedans ? Nul part. Beaucoup de formateurs et formatrices ne trouvent pas cela normal et le font très largement savoir, à commencer par Moha le numéro 1 France (qui est devenu “1er France” sans jamais faire cela), ainsi que mon parrain et beaucoup d’autres.

Je pense que vous voyez où je veux en venir : il y a de tout chez les partenaires Modere, du bon comme du mauvais et je ne pense pas que l’on puisse mettre toutes les mauvaises pratiques de certain.e.s partenaires sur le dos de la société.

Chacun.e devrait se concentrer sur le positif, comme le font mon parrain ou Moha, chacun.e devrait toujours garder à l’esprit qu’il est important de se développer en gardant l’éthique comme ligne de conduite. J’ai eu la chance de tomber sur un super formateur qui m’a beaucoup aidé, pas seulement pour Modere, car ses enseignements (notamment en développement personnel) m’ont été très utiles dans beaucoup de domaines.

4. Les formations chez Modere

Abordons maintenant le problème des formations chez Modere. Dans le reportage, Lou-Marine (la jeune fille infiltrée) met bien en avant le fait qu’elle a été quasi livrée à elle-même alors qu’elle débutait son activité de SMa.

Sur ce point, je vais faire court et concis : son expérience est aux antipodes de la mienne. S’il y a bien une chose que j’ai apprécié chez Modere, c’est la qualité des formations vidéos. Les formations sont très nombreuses et complètes : des heures et des heures de vidéos qui abordent toutes les facettes du métier de SMa. Comment bien débuter son activité, marketing d’attraction, réseaux sociaux, marketing de réseau, renforcement vente, démarches administratives, focus sur les produits… Tout y passe.

Ces formations sont gratuites (accessibles sur un site internet qui n’est même pas verrouillé ni par un mot de passe, ni par le besoin de se connecter : l’URL est publique). Tous les dimanches, une conférence en ligne (gratuite elle aussi) est diffusé via Zoom et Facebook et vous tient informé.e des actualités de la marque, des nouveaux produits ou encore aborde des thèmes de développement personnel et de motivation. Chaque matin, du lundi au vendredi, mon parrain poste une vidéo d’environ 10 minutes avec des conseils pour bien se développer ou des actus (sur le site de formation vidéo).

Soyons honnête, combien de société de MLM font payer les formations à leur recrues ? Un paquet, mais pas Modere. Honnêtement, je n’ai quasiment rien à redire sur leurs formations et l’accompagnement des SMa et je ne comprends vraiment pas ce qui a bien pu foirer dans le parcours de Lou-Marine pour qu’elle soit à ce point délaissée.

Le seul défaut des formations selon moi vient du fait que la partie qui aborde en détail les produits est beaucoup trop succincte. Tous les produits ne sont pas abordés (ou pas encore) et chaque vidéo dure moins de 5 minutes. Trop court pour vraiment connaître un produit (rappelez vous les conneries que racontait la femme qui organisait l’atelier “soin du visage”…) Voilà un premier point à améliorer chez Modere.

Voilà pour les points à éclaircir. Jusque là, j’ai été très “élogieuse” mais croyez moi ça ne va pas durer. Je n’ai fait que rectifier les points erronés du reportage, car même si j’ai souhaité quitter Modere, personne n’est tout noir ou tout blanc. Cette société a comme toutes les autres, du bon mais aussi du mauvais. Voici donc les raisons qui m’ont fait fuir Modere.


Partie 2 : Pourquoi j’ai décidé d’arrêter Modere

Modere semble pleine de bonne volonté et vouloir révolutionner pleins de choses, mais malheureusement pour moi, cela reste très insatisfaisant. Voici pourquoi je ne souhaite plus promouvoir cette marque à l’avenir.

1. Le trop d’enthousiasme

L’intitulé de mon paragraphe pourrait prêter à sourire, mais le côté trop enjoué ou plutôt le sourire fake fait bien parti des choses qui m’ont toujours énervées. Dire qu’une crème de nuit va changer votre vie, dire que votre vie n’est plus la même grâce à un nouveau shampooing : ça va bien 5 minutes ! Chez Modere, tout le monde est beaucoup trop content, beaucoup trop enjoué pour que cela ai l’air sincère.

Cela m’énerve, car être toujours content, toujours avoir la “happy face” peu importe les événements, ça veut aussi dire mettre les problèmes sous le tapis. Pour moi, parler de ce qui ne va pas est tout aussi important que de parler de ce qui va bien : pour régler un problème il faut commencer par le verbaliser.

Très souvent, j’ai remarqué que lorsque je soulevais un problème, on me reprochait directement (et parfois de façon assez virulente) de “ne pas être assez motivée” ou de “ne pas assez y croire” ou encore de “ne pas faire assez confiance en Modere“, plutôt que de discuter du problème dont je parlais. A la longue, c’est énervant. En plus de retourner la situation en disant que le problème vient de moi, cela laisse la question initiale en suspend et ne règle rien.

2. Les produits de mauvaises qualité et les mensonges

Tout ce qui est dit dans le reportage quant à la composition des produits est vrai : la présence de phénoxyéthanol alors que Modere prétend ne pas en utiliser, les mensonges sur les produits, le soit disant “label mieux que bio”… Tout cela n’est que mensonge. C’est une des deux raisons principales qui me poussent à arrêter mon partenariat.

Étant donné que la composante “saine” des produits est un des principaux arguments de vente, je ne peux pas cautionner cela. J’en veux pour exemple les analyses de composition de plusieurs produits Modere ci-dessous :

Composition des produits analysée avec l’application INCI Beauty, que je vous conseille vivement !

Pour une société si “clean“, les compositions sont réellement médiocres. La qualité n’est en rien suffisante pour justifier tout ce ramdam “live clean” et encore moins cette prétention d’être “mieux que bio” ni de prétendre proposer des produits sains et safes. 

Le pire, c’est qu’il n’y aurait pour moi pas le moindre problème si Modere vendait les mêmes produits, mais sans mentir et surtout sans prétendre être une marque exemplaire. Pour moi, c’est n’est ni plus ni moins qu’un nouvel exemple de greenwashing.

Le plus choquant selon moi reste le fait que certains des “3000 composants controversés que Modère a choisit de retirer des produits” … soient parfois présents dans leur composition. C’est purement scandaleux.

3. La majorité de produits non-végans

Et voilà le plus gros point noir du tableau. La marque est bien cruelty-free, mais je savais depuis le début que tous les produits n’étaient pas végans. J’ai longuement hésité à me lancer à cause de ce point, mais mon parrain m’a définitivement convaincu en me disant que “la majorité des produits de la marque sont végans, et comme tu es indépendante, tu peux tout à fait choisir les produits que tu vendras. Certes tout n’est pas végan, mais les exigences sur la compo et les standards écologiques sont si énormes qu’on peut faire cette concession et choisir les produits que l’on vend.”

Mais comme on vient de le voir, pour la compo ce n’est pas la joie, et après avoir épluché le catalogue plus en détail, les produits végans ne sont pas du tout majoritaires. Moins de la moitié sont végans, et plusieurs best seller ne le sont pas. Embêtant.

En discutant (toujours avec mon parrain) celui-ci me dit que Modere est une marque tellement tournée vers l’éthique et l’avenir qu’il est fortement probable qu’elle tende vers le véganisme dans le futur. Seulement voilà, à en voir les lancements produits de ces derniers mois, on ne peut qu’en douter : composants issus du broyage de poissons, carapaces de crustacés et j’en passe… Peut-être que Modere se fout de nos océans et de ses habitant.e.s…

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair et que vous avez apprécié de lire un article franc sur cette marque. J’ai cherché longuement sur internet et aucun autre article que le mien ne l’est. Tout ceux que j’ai trouvé était écrit par des social marketers.

Je n’ai pas pu tout dire dans ce post, car il aurait été beaucoup trop long, mais je serais ravie de répondre à toutes vos questions en commentaires.

Bisous les carencé.e.s ❤️